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Reprise des combats dans le Rusthuru contre le M23 : le nombre de personnes déplacées ne cesse de croître

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Reprise des combats dans le Rusthuru contre le M23 : le nombre de personnes déplacées ne cesse de croître 


La situation humanitaire demeure catastrophique dans le territoire de Rutshuru. Et si rien n’est fait urgemment, le pire est à craindre. Des familles entières vivent dans assistance, alerte un membre de la société civile.
Reprise des combats dans le Rusthuru contre le M23 : le nombre des déplacés ne cesse de croître
Depuis mars, des violents affrontements opposent l’armée congolaise aux rebelles du M23 dans le Rusthuru. Des milliers de personnes ont fuient leurs maisons craignant pour leur sécurité. ©Moses Sawasawa.

Après la reprise des affrontements violents entre l’armée congolaise et les rebelles soutenus par des éléments de l’armée rwandaise dans l’Est du pays, de nombreuses familles ont décidé de quitter leurs foyers pour des zones qu’elles considèrent beaucoup plus sûres.

Il s’agit principalement des habitants de plusieurs localités du territoire de Rusthuru (Nord Kivu), où les affrontements ont repris de plus belle ces derniers jours. Notamment dans les villages de Kabaya, Kanombe, Nkokwe et Rubumba, où la psychose est totale et où l’on déplore un déplacement massif de la population locale.

Des centaines de personnes déplacées continuent de se diriger vers le monument de Rumangabo, Katale, Bushenge et Bugomba sur la route Goma-Rutshuru, craignant l’insécurité et évitant à tout prix d’avoir affaire aux rebelles qui ont instauré des taxes allant jusqu’à 2500 francs CDF auprès des personnes traversant la frontière de Bunagana. L’ennemi procède également à de nombreuses arrestations arbitraires, à en croire le plaidoyer de l’ONG Badilika.

Outre cela, une source de la société civile locale affirme que ces personnes déplacées vivent un calvaire inimaginable et beaucoup d’entre elles, dont des personnes âgées, des femmes et des enfants dorment à la belle étoile, les ventres vides. Sous couvert d’anonymat, elle appelle les gouvernements central et provincial à redoubler d’efforts et à mettre le paquet pour remédier à cette situation infernale, notamment en neutralisant les rebelles et leurs alliés qui règnent en maîtres dans les zones qu’ils ont conquises.

Pour cet acteur de la structure citoyenne, les autorités doivent également travailler à trouver des solutions à court terme mais aussi à long terme à la vie difficile de ces personnes déplacées, par le biais du ministère des affaires sociales. Il appelle en outre les organisations non gouvernementales à envisager de fournir à leur tour une assistance à ces personnes innocentes qui traversent une période difficile.

Les affrontements entre l’armée congolaise et le mouvement rebelle M23, soutenu par l’armée rwandaise, ont repris en début de semaine. Pour l’instant, aucun bilan n’a été communiqué.

Le 27 juillet dernier, OCHA écrivait que la crise humanitaire née des violences qui ont éclaté en mars entre FARDC et M23 ont affecté des milliers de personnes. Depuis mars, on estime à plus de 140 000 le nombre de personnes déplacées internes et près de 40 000 ont trouvé refuge en Ouganda. A ce jour, 90% des 183 000 personnes ciblées ont reçu au moins une assistance humanitaire. Les ONG nationales et internationales représentent 70% des acteurs de la réponse, précisait l’organisme international.

KMC
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