Alors que le personnel de santé menace d’entrer en grève à partir du 29 octobre 2026 pour réclamer le paiement de ses primes, Joas Kathimba, chargé de la surveillance épidémiologique dans la zone de santé de Katwa, affirme que le processus de paiement a commencé la semaine dernière et se poursuit. Une annonce qui intervient dans un contexte sensible pour la continuité des activités sanitaires et de la riposte contre Ebola.
Le paiement des primes du personnel de santé se poursuit dans la zone de santé de Katwa, au Nord-Kivu. C’est ce qu’a annoncé Joas Kathimba, chargé de la surveillance épidémiologique dans cette zone de santé, lors du point de presse hebdomadaire consacré à la riposte contre Ebola.
Selon ce responsable, le processus de paiement a été lancé la semaine dernière et reste en cours. Cette déclaration intervient alors que les professionnels de santé menacent de déclencher une grève à partir du 29 octobre 2026, afin d’obtenir le paiement de leurs primes.
La menace d’un mouvement de grève fait peser des incertitudes sur la continuité des services de santé, dans une région où la surveillance épidémiologique et les activités de riposte contre Ebola nécessitent une mobilisation constante du personnel sanitaire.
Dans ce contexte, l’annonce de la poursuite des paiements pourrait constituer un signal d’apaisement, à condition que le processus aboutisse effectivement au règlement des sommes dues aux agents concernés.
Toutefois, la poursuite des opérations de paiement ne signifie pas nécessairement que toutes les revendications du personnel ont été satisfaites. La situation dépendra notamment de l’évolution du processus et de la réponse apportée aux préoccupations des professionnels de santé.
Au-delà de la question des primes, cette situation soulève un enjeu majeur : la préservation de la continuité des activités sanitaires dans une province confrontée à d’importants défis de santé publique.
La surveillance épidémiologique, la détection des cas suspects, le suivi des contacts et la sensibilisation communautaire figurent parmi les activités qui nécessitent l’engagement des agents de santé.
Une éventuelle interruption de ces services pourrait compliquer le travail des équipes sanitaires et affecter la mise en œuvre des activités de prévention et de riposte.
D’où l’importance d’un dialogue entre les autorités sanitaires et les représentants du personnel afin de trouver une issue aux revendications et d’éviter une paralysie des services.
Le 29 octobre, une échéance décisive
À quelques jours de la date annoncée pour le début de la grève, l’attention reste tournée vers l’évolution du paiement des primes et les éventuelles mesures susceptibles de désamorcer la crise.
Si Joas Kathimba confirme que le processus est en cours, il reste à déterminer si les paiements pourront répondre aux attentes du personnel avant l’échéance du 29 octobre.
L’enjeu est désormais double : honorer les engagements financiers envers les agents de santé et préserver la continuité des activités sanitaires, particulièrement celles liées à la riposte contre Ebola.
Diddy Mastaki