Les dernières recherches publiées par Human Rights Watch (HRW) mettent en lumière une série d’attaques et d’intimidations ciblant les populations du Sud-Kivu, en particulier la communauté Banyamulenge à Minembwe. Selon le rapport publié le 1er avril 2026, ces violences seraient orchestrées par des acteurs internes et régionaux, désignés métaphoriquement comme le « père » identifié comme le Rwanda et le « fils », le mouvement armé M23.
Le rapport documente également la découverte d’une trentaine de fosses communes à Uvira, ainsi que plusieurs cas d’abus et de violations des droits humains commis sur les populations pendant l’occupation de cette ville. Cette découverte a été confirmée par le gouvernement provincial du Sud-Kivu, qui a pris le contrôle de la ville après le retrait du M23 et la réinstallation de l’administration dans la région.
Sur le terrain, les autorités provinciales ont entrepris une restauration progressive de la sécurité et de l’ordre public à Uvira, tandis que des préparatifs sont en cours pour faciliter le retour des déplacés et soutenir les victimes des violences. Le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi, a confirmé lors d’un briefing spécial que le suivi de la situation sécuritaire et humanitaire reste une priorité pour le gouvernement provincial.
Les organisations internationales et locales appellent à un renforcement de la protection des populations et à une réponse coordonnée pour prévenir toute nouvelle escalade, alors que la région reste marquée par la fragilité des structures étatiques et la persistance des groupes armés.
Diddy Mastaki