Le chef de l'État Congolais, Félix-Antoine Tshisekedi était en briefing spécial avec les journalistes congolais jeudi 22 février 2024 à Kinshasa.
La Communication du président de la république démocratique du Congo a fait mention de la situation sécuritaire dans la partie Est de la RDC beaucoup plus dans la province du Nord-Kivu, où dans cette partie orientale, certaines localités sont occupées par les rebelles M-23 soutenus par le Rwanda.
Cependant dans la province de l'Ituri, les communautés victimes des atrocités des groupes armés locaux réunis au sein d'une structure dénommée G5-A se disent très déçues de la communication du président de la république.
Le président intérimaire de la structure G5 et alliés regrette que le Chef de l'État n'ait pas évoqué les massacres à répétition dans cette province. Une province en proie à l'insécurité depuis décembre 2017. Pour Vital Tungulo, il n'y a pas la différence entre les victimes des tueries au Nord-Kivu et celles de l'Ituri.
"Nous avons suivi avec une attention très soutenue la communication du chef de l'État. Mais grande est notre désolation de constater que le chef de l'État en parlant de la sécurité, a juste parlé de la situation sécuritaire qui prévaut dans le province de du Nord-Kivu ainsi des initiatives pour y apporter la paix, même faire mention de tout c'est que connaît notre province de l'Ituri", regrette-t-il.
Depuis plus de cinq (05) ans, la province de l'Ituri fait face à une insécurité suivie des massacres en grande échelle avec un déplacement massif des populations couplée des violations graves des droits de l'homme. Même pendant l'état de siège, les tueries n'ont cessé mais la province ne fait toujours pas l'actualité, s'indigne docteur Vital Tungulo.
" Malgré cette situation, le chef de l'État n'a même pas parlé de nous ? N'a même pas parlé de l'Ituri, nous nous demandons si l'Ituri fait encore partie de vingt-six (26) provinces que compte la RDC ou bien c'est l'oubli, ou alors les rapports qui sont envoyés à Kinshasa qui sont biaisés, ou tout simplement le chef de l'État n'est pas informé de c'est qui se passe en Ituri ?, S'interroge-t-il.
Depuis le début de l'année soit entre 01 janvier et 23 février 2024, près de cent et six (106) personnes ont été tuées par des groupes armés parmi lesquelles, les femmes et enfants.
Joël Heri Budjo