Une large coalition de pays, menée notamment par les Émirats Arabes Unis, le Royaume-Uni et la France, a publié une déclaration conjointe exprimant une vive inquiétude face à l’escalade des tensions dans le détroit d’Ormuz, point névralgique du commerce mondial de l’énergie.
Dans ce communiqué, signé également par plusieurs puissances occidentales et asiatiques, les signataires condamnent « avec la plus grande fermeté » les attaques attribuées à Iran contre des navires commerciaux non armés dans le Golfe, ainsi que les frappes visant des infrastructures civiles, notamment pétrolières et gazières. Ils dénoncent également ce qu’ils qualifient de « fermeture de facto du détroit par les forces Iraniennes ».
Les États signataires expriment leur profonde préoccupation face à une situation qu’ils jugent de plus en plus dangereuse pour la stabilité internationale. Ils appellent Téhéran à cesser immédiatement toute action hostile, incluant la pose de mines maritimes, les attaques de drones et de missiles, ainsi que toute tentative d’entrave à la navigation commerciale.
La coalition rappelle que la liberté de navigation constitue un principe fondamental du droit international, notamment en vertu de la Convention des Nations-Unies sur le droit de la mer. Elle souligne que toute perturbation du trafic maritime dans cette zone stratégique représente une menace directe pour les chaînes d’approvisionnement énergétique mondiales et, par conséquent, pour l’économie globale.
Au-delà des considérations sécuritaires, les signataires mettent en garde contre les répercussions économiques et humanitaires de cette crise, qui pourraient affecter particulièrement les populations les plus vulnérables à travers le monde.
Dans une approche à la fois diplomatique et opérationnelle, les pays concernés affirment leur volonté de contribuer aux efforts visant à garantir un passage sécurisé dans le détroit. Ils saluent également la décision de l’Agence internationale de l’énergie d’autoriser une libération coordonnée des réserves stratégiques de pétrole afin de stabiliser les marchés.
Enfin, la déclaration évoque la mobilisation d’institutions internationales, dont les Nations-Unies et les institutions financières internationales, pour soutenir les pays les plus affectés par les perturbations en cours.
Alors que les tensions persistent dans cette région hautement stratégique, la communauté internationale semble vouloir éviter une escalade majeure, tout en réaffirmant son attachement aux règles du droit international et à la sécurité des routes maritimes.
Diddy Mastaki