La capitale économique du Burundi a été secouée ce mardi 31 mars soir par de violentes détonations, plongeant plusieurs quartiers dans une atmosphère de panique et d’incertitude.
Selon des témoignages concordants, des crépitements d’armes lourdes et légères ont été entendus, notamment dans la zone sud de la ville. Des habitants évoquent des scènes de confusion, certains ayant quitté précipitamment leurs domiciles par crainte d’une détérioration rapide de la situation sécuritaire.
Les premières informations situent l’origine des explosions dans un camp militaire localisé à Musaga. Une source sécuritaire évoque même l’utilisation d’engins explosifs, sans qu’aucune confirmation officielle ne vienne, à ce stade, étayer cette hypothèse.
Face à la montée des inquiétudes, le ministère Burundais de l’Information a réagi sur le réseau social X, appelant la population au calme. Dans son message, il indique que les détonations seraient liées à un incendie survenu dans un camp militaire, assurant que la situation est en cours de suivi par les autorités.
« Restez calmes […] la situation est en cours de gestion », peut-on lire dans la communication officielle.
Malgré cet appel à l’apaisement, la situation demeure confuse. L’absence de précisions sur l’ampleur réelle de l’incident et sur ses causes exactes alimente les spéculations au sein de la population.
Dans une région régulièrement marquée par des tensions politiques et sécuritaires, cet épisode ravive les craintes d’une escalade, même si les autorités privilégient pour l’heure la piste accidentelle.
Les prochaines heures seront déterminantes pour établir les faits et évaluer l’évolution de la situation sur le terrain.
Diddy Mastaki