Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) signent un grand un coup en retrouvant et libérant plus de cent (100) civils, capturés le week-end dernier, après des offensives menées dans la localité d'Apodo, situé à la limite entre les provinces de l’Ituri et du Haut-Uélé.
Selon le lieutenant Jules Ngongo Tshikudi, porte-parole de l’armée en Ituri, cette réussite est le fruit direct de la « pression militaire » exercée sur le terrain.
« Nous les poursuivons jusqu'à ce qu'ils vomissent les civils qu'ils ont pris en otage », a-t-il déclaré avec fermeté, précisant que plusieurs assaillants ont été neutralisés au cours de l'opération. Ces ex-otages faisaient partie des trois cents quatre vingt-huit (388) civils enlevés par les rebelles sur l’axe Komanda-Mambasa.
Au-delà de l'idéologie, l'armée pointe du doigt les motivations prédatrices des ADF. La zone d'Apodo et ses environs, riches en ressources, attisent la convoitise des terroristes. Le porte-parole souligne que les assaillants ciblent prioritairement les zones minières pour l'exploitation illicite de l'or, ainsi que les plantations pour le vol du cacao.
Face à ce pillage organisé de nos terres, le lieutenant Jules Ngongo appelle à un sursaut national :
« Nous devons hausser la flamme patriotique pour protéger nos richesses ».
Tout en réaffirmant l'obligation de l'armée de restaurer l'autorité de l'État, les FARDC exhortent la population locale à une collaboration étroite et à une résistance active. La sécurité dans le territoire de Mambasa reste une priorité absolue, et l'armée est appelée à renforcer davantage ses dispositifs pour prévenir de nouvelles violences.
Pour l’heure, les opérations se poursuivent pour tenter de retrouver les autres civils toujours aux mains des ravisseurs.
Merveilles Kiro