La Mission de l’Organisation des Nations-Unies pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO) a été contrainte de rebrousser chemin ce mardi 07 avril 2026, alors qu’elle déployait une mission de reconnaissance vers le territoire de Mambasa, en Ituri.
Dans un communiqué officiel, la mission onusienne a confirmé que ce mouvement, largement relayé sur les réseaux sociaux, « n’a rien d’inhabituel ni de suspect ». Il s’inscrit dans le cadre normal de son mandat, notamment en appui aux efforts de protection des civils dans une zone en proie à une insécurité persistante.
Selon la MONUSCO, la situation sécuritaire à Mambasa demeure « extrêmement préoccupante ». Plusieurs dizaines, voire plus d’une centaine de civils ont été tués ces dernières semaines lors d’attaques attribuées aux rebelles des ADF, tandis que de nombreuses communautés restent exposées à de graves menaces.
Face à cette réalité, la mission indique avoir déployé plusieurs équipes de reconnaissance, en coordination avec les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), afin d’évaluer la situation sur le terrain et de renforcer les mécanismes de protection des populations civiles.
Cependant, ce déploiement n’a pas abouti. Dans une déclaration audio, Jean Tobie Okala, Chef des Communications stratégiques et de l'information publique de la MONUSCO à Bunia, a indiqué que le convoi a été empêché d’atteindre Mambasa.
« Quelques jeunes, probablement manipulés, ont barricadé la route. Nous avons été contraints de rebrousser chemin et de regagner notre base de Mabivir », a-t-il déclaré.
La MONUSCO précise que ses éléments n’étaient pas seuls, soulignant la présence des FARDC dans ce convoi.
La MONUSCO dénonce la désinformation
La mission Onusienne condamne fermement les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux, accusant ses casques bleus d’être à l’origine de l’insécurité dans la région.
« Ceux qui affirment que la MONUSCO amène les ADF font de la pure désinformation. Cela n’a jamais existé et n’existera jamais », a insisté Jean Tobie Okala, Chef des Communications stratégiques et de l'information publique de la MONUSCO à Bunia.
Elle appelle la population à faire preuve de responsabilité dans la diffusion des informations, estimant que la désinformation ne fait qu’aggraver la psychose dans un contexte sécuritaire déjà fragile.
La MONUSCO rappelle que la protection des civils reste au cœur de son mandat et avertit que les entraves à ses opérations pourraient compromettre les efforts visant à stabiliser la région.
Heri Budjo Joël