L’armée Ougandaise annonce la libération de plus de deux (200) civils retenus en captivité par les rebelles des Forces Démocratiques alliées (ADF). Le commandement des Forces de dyéfense du Peuple Ougandais (UPDF) affirme intensifier ses opérations militaires dans l’est de la République Démocratique du Congo, en collaboration avec les Forces Armées de la RDC (FARDC), dans le cadre d’opérations conjointes.
Selon l’UPDF, cette libération fait suite à une offensive majeure menée contre un camp des ADF situé le long de la rivière Epulu, dans la province de l’Ituri.
« Les forces conjointes des Forces de Défense du Peuple Ougandais (UPDF) et des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont libéré plus de deux cents (200) civils retenus en captivité à la suite d'une offensive majeure contre un camp des Forces démocratiques alliées (ADF) situé le long de la rivière Epulu, dans l'Est de la République Démocratique du Congo. Le camp était sous le contrôle de Ssebagala, un commandant notoire des ADF, également connu sous le nom de Mzee Mayor. Au cours de l'opération, plusieurs combattants des ADF ont été tués et un important stock d'armes a été récupéré », indique l’UPDF.
Appel à la coopération des civils libérés
Dans un message adressé aux personnes libérées à Mungamba, le commandant de l’opération Shujaa, le général de division Stephen Mugerwa, a réaffirmé la détermination des forces conjointes à démanteler complètement les réseaux des ADF et à rétablir l’ordre public dans la région. Il a également exhorté les victimes à coopérer avec les services de sécurité.
« Vous n'êtes pas en détention. Vous êtes victimes d'enlèvement et nous veillerons à ce que vous soyez remis aux autorités compétentes afin que vous puissiez retrouver vos familles », a-t-il déclaré.
Des conditions de captivité difficiles
Parmi les personnes secourues figurent une jeune fille de 14 ans, la plus jeune, et un garçon de 19 ans, le plus âgé. Plusieurs d’entre elles ont témoigné des conditions de détention particulièrement difficiles, notamment le manque de nourriture, le travail forcé et les châtiments corporels en cas de désobéissance.
À leur libération, plusieurs rescapés apparaissaient affaiblis, souffrant de maladies non traitées telles que le paludisme, des infections respiratoires et un épuisement physique.
Kasereka Ndina, âgé de 41 ans et l’un des survivants, a exprimé sa gratitude envers les forces conjointes, affirmant que cette opération lui redonne espoir de retrouver sa famille.
Diddy Mastaki