Le bilan de l’attaque attribuée aux combattants des Forces Démocratiques Alliées (ADF) dans la périphérie de Beni continue de s’alourdir. Sept (07) nouveaux corps de civils ont été découverts dans la matinée de ce dimanche 31 mai 2026 sur l’axe Vemba-Katota, à l’est du quartier Ngadi.
Selon des sources locales, les victimes auraient été exécutées par les assaillants dans la soirée du samedi 30 mai, quelques heures avant l’incursion meurtrière menée dans le campement de Ngadi.
Cette nouvelle découverte porte désormais à au moins quatorze le nombre de civils tués lors de cette série d’attaques. Sept personnes avaient déjà été massacrées à Ngadi, parmi lesquelles l’artiste comédien pygmée Shukurani Nzanzu Mangese et son père biologique.
Une attaque de grande ampleur
Les informations recueillies sur place soulignent par ailleurs que ces sept autres corps sont parmis les habitant qui ont été amenés par les assaillants après les tueries Ngadi avant de les exécuter sur l’axe Vemba-Katota à l'Est de ce quartier de la ville de Beni. Ce qui témoignent de l’étendue de l’attaque et de la mobilité des auteurs présumés.
Des recherches se poursuivent encore dans les zones environnantes, faisant craindre un bilan plus lourd. Plusieurs habitants restent introuvables depuis l’attaque et des familles continuent de rechercher leurs proches.
Une psychose grandissante à Beni
Cette nouvelle vague de violences ravive la peur au sein de la population de Beni, surtout des quartiers périphériques, confrontée depuis plusieurs années aux attaques répétées attribuées aux ADF.
L’attaque est survenue dans une zone chargée d’histoire pour les habitants de la région. Ngadi est notamment connu pour avoir été l’un des premiers quartiers frappés par les massacres de civils en octobre 2014, au début de la série d’atrocités qui ont endeuillé le territoire de Beni.
Alors que les opérations militaires contre les groupes armés se poursuivent dans le cadre de l’opération conjointe Shujaa, ce nouveau carnage soulève une fois de plus des interrogations sur la sécurité des populations vivant dans les périphéries de la ville.
Au moment de la rédaction de cet article, aucune communication officielle n’avait encore précisé les circonstances exactes de ces nouvelles découvertes ni confirmé le bilan définitif des victimes.
Diddy Mastaki