Pendant quatre jours, du 5 au 8 octobre 2026, la capitale Ougandaise a servi de cadre à un rendez-vous militaire continental consacré aux menaces qui ne se règlent pas par les armes.
Chefs d'état-major et délégués de quatorze pays Africains au moins, dont la RDC, se sont retrouvés à Kampala à l'invitation du ministère Ougandais de la Défense et de l'UPDF. Au programme : les « Opérations Militaires Autres Que la Guerre », ou OMAG, un concept qui désigne l'engagement des forces armées dans des missions non combattantes.
Catastrophes, épidémies, infrastructures
Les discussions ont porté sur trois terrains précis : le rôle des militaires lors des catastrophes naturelles, leur soutien aux autorités sanitaires en période d'épidémie, et la sécurisation des infrastructures jugées vitales.
Le contexte régional a pesé sur les échanges. L'UPDF est déployée dans l'Est de la RDC, où elle combat les rebelles ADF avec les FARDC dans le cadre de l'opération Shujaa.
L'expérience de Beni mise en avant
Le gouvernement provincial du Nord-Kivu avait dépêché une délégation. Son apport : le vécu de Beni, ville où se rejoignent la menace terroriste et les flambées épidémiques à répétition.
« Il s'agissait d'examiner comment les militaires peuvent agir face à des crises qui dépassent les combats conventionnels », a résumé l'un de ses membres.
Des moyens et une doctrine à partager
En clôture, les participants ont appelé à unir les ressources des pays Africains et à bâtir un cadre doctrinal commun pour les interventions non létales.
Gloiredo Ngise