Un infirmier engagé dans la riposte contre Ebola a été tué et un directeur d’école grièvement blessé, samedi 24 octobre 2026, dans des violences survenues à Bafwasende, dans la province de la Tshopo. Selon le Médecin-chef de zone, Dr Marcel Likilo, les victimes auraient été prises pour cible après avoir été accusées de propager le virus. Ces violences interviennent alors que la zone de santé fait état de 19 cas d’Ebola, dont neuf décès.
La riposte contre l’épidémie d’Ebola dans la province de la Tshopo est confrontée à un nouveau défi : les violences visant des personnes impliquées dans la réponse sanitaire.
D’après nos sources, un infirmier mobilisé dans la lutte contre la maladie a été tué samedi à Bafwasende. Un directeur d’école a, pour sa part, été grièvement blessé. Selon le médecin-chef de zone, Dr Marcel Likilo, ces actes seraient survenus après que les victimes ont été accusées de propager le virus.
Des actes de violence contre des acteurs communautaires
Les violences ne se seraient pas limitées à ces deux victimes. La maison d’un relais communautaire aurait également été incendiée, tandis que l’enfant d’un infirmier aurait été passé à tabac.
Ces incidents illustrent les risques auxquels peuvent être exposés les professionnels de santé et les acteurs communautaires dans un contexte marqué par la peur de la maladie et la circulation de fausses informations.
Les accusations de propagation d’Ebola ne constituent pas une preuve de responsabilité dans la transmission du virus. Les actes de violence contre les soignants et les relais communautaires peuvent fragiliser les activités de sensibilisation, de surveillance et de prise en charge des malades.
Bafwasende : 19 cas d’Ebola et neuf décès signalés
Sur le plan épidémiologique, la zone de santé de Bafwasende compte, selon les chiffres communiqués par le Médecin-chef de zone, 19 cas d’Ebola, dont neuf décès et cinq guérisons.
Deux patients sont actuellement hospitalisés au centre de traitement, tandis que trois personnes confirmées positives auraient quitté les structures de soins.
Le départ de ces patients représente un sujet de préoccupation pour les équipes sanitaires, car le suivi médical et le respect des mesures de prévention sont essentiels pour limiter les risques de transmission.
La protection des soignants, un enjeu majeur de la riposte
La mort de cet infirmier rappelle l’importance de protéger les personnels de santé et les acteurs communautaires engagés dans la lutte contre Ebola.
Dans les zones touchées par une épidémie, la confiance entre la population et les équipes sanitaires demeure essentielle. La sensibilisation, la transparence dans la communication des informations et la lutte contre les rumeurs contribuent à réduire les tensions et à favoriser le recours aux soins.
Alors que Bafwasende fait face à une situation sanitaire préoccupante, la sécurité des soignants et la protection des populations doivent rester des priorités. Les circonstances précises des violences et les responsabilités éventuelles méritent d’être établies par les autorités compétentes.
Diddy Mastaki