En décembre 2025, la situation sécuritaire dans la ville et le territoire d’Uvira s’est fortement détériorée en raison de l’intensification des affrontements armés.
Cette recrudescence de violence a eu des effets négatifs considérables sur les moyens de subsistance des communautés locales ainsi que sur la continuité des activités humanitaires.
Selon plusieurs sources humanitaires et locales, des milliers de personnes ont été déplacées à l’intérieur de la ville et du territoire d’Uvira, tandis que d’autres ont traversé la frontière pour chercher refuge au Burundi.
D'ailleurs, une évaluation conduite par l’ONG ADSSE1, du 22 au 28 décembre 2025, dans la ZS de Ruzizi, a confirmé la présence d’environ 41 244 personnes déplacées (6 874 ménages) dans les aires de santé de Sange État, Sange CEPAC, Nazareni, Rusabagi, Ndunda, Kigurwe et Kimuka.
Par ailleurs, selon une évaluation réalisée du 17 au 20 décembre par ACTED, plus de 44 600 personnes (dont 19 287 personnes déplacées et 25 313 retournées) vivent dans des conditions précaires dans les aires de santé de Kiliba, Runigu et Kabunambo. De nombreuses familles déplacées sont logées dans des centres collectifs, notamment dans des écoles et des églises.
En outre, des sources sanitaires rapportent que plus de huit structures de santé ont été pillées dans les ZS de Ruzizi et d’Uvira, réduisant drastiquement, voire totalement, leurs capacités opérationnelles.
Pour l'instant, cette situation limite l’accès des populations affectées aux soins essentiels et accentue leur vulnérabilité sanitaire.
David Aluta