Alors que les tensions géopolitiques et les perturbations des chaînes d’approvisionnement continuent d’influencer les marchés énergétiques mondiaux, Ouganda affiche une posture rassurante en matière de sécurité énergétique à court terme.
Selon les données officielles arrêtées au 27 mars 2026, le pays dispose de stocks jugés suffisants pour couvrir la demande nationale jusqu’à la fin du mois d’avril. Dans le détail, les réserves de carburant se présentent comme suit : 81 millions de litres d’essence, soit environ 22 jours de couverture ; 80 millions de litres de diesel, équivalant à 23 jours ; et 18,5 millions de litres de carburant авиаtion Jet A-1, offrant une autonomie estimée à 30 jours.
Ces indicateurs traduisent une gestion anticipative des approvisionnements dans un contexte où plusieurs économies africaines restent exposées à la volatilité des prix internationaux du pétrole et aux contraintes logistiques.
Pour l'Ouganda, l’enjeu dépasse la simple disponibilité du carburant. Il s’agit également de maintenir la stabilité économique, notamment dans les secteurs du transport, de l’agriculture et de l’industrie, fortement dépendants des produits pétroliers.
Cette situation relativement stable intervient alors que plusieurs pays de la région surveillent de près l’évolution des flux commerciaux, en particulier via les corridors stratégiques reliant l’Afrique de l’Est aux marchés internationaux.
En garantissant une couverture énergétique sur plusieurs semaines, Kampala envoie un signal de résilience et de préparation. Toutefois, cette marge de manœuvre reste conditionnée à la continuité des approvisionnements extérieurs et à l’évolution du contexte international.
Dans un environnement global incertain, la question de la souveraineté énergétique et de la diversification des sources d’approvisionnement demeure plus que jamais au cœur des priorités des États Africains.
Diddy Mastaki