La 11ᵉ édition du Festival Amani s’ouvre ce vendredi 10 avril à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, autour de la promotion de la culture comme outil de paix, de cohésion sociale et de résilience en République Démocratique du Congo. Judith Suminwa, Première ministre de la RD. Congo est attendue pour le démarrage de cet événement.
Initialement organisé à Goma, le festival a été délocalisé à Lubumbashi afin d’assurer la continuité de ses activités dans un contexte sécuritaire toujours fragile dans l’Est du pays. Cette relocalisation vise à démontrer que les initiatives culturelles peuvent se maintenir et se développer malgré les contraintes sécuritaires, tout en continuant de porter un message de vivre-ensemble.
Pendant trois (03) jours, du 10 au 12 avril, l’Institut Kiwele accueille des milliers de festivaliers. Les organisateurs estiment la participation à environ 12 000 personnes par jour. L’événement réunit des artistes venus de différentes régions de la RDC et de l’étranger, confirmant sa dimension internationale et son rôle de plateforme culturelle majeure en Afrique Centrale.
Le programme met en avant plusieurs disciplines artistiques, notamment la musique, le théâtre, la danse et les arts plastiques. Des artistes issus de l’Académie des beaux-arts participent également à cette édition, illustrant la diversité des expressions culturelles et leur contribution à la sensibilisation pour la paix et la cohésion sociale.
Plusieurs figures de la scène musicale sont attendues, notamment Ferré Gola, Innoss'B, Youssoupha, Wanny S-King et Evodie Mapenzi, parmi d’autres.
Pour les organisateurs, le Festival Amani demeure avant tout un espace d’éducation à la paix et de sensibilisation, particulièrement en direction de la jeunesse. Son directeur, Guillaume Bisimwa, souligne que la culture constitue un levier essentiel pour promouvoir le vivre-ensemble et renforcer la cohésion sociale.
Le festival bénéficie du soutien des autorités nationales, qui considèrent la culture comme un outil stratégique de développement et de stabilisation. Cette implication est perçue par les acteurs culturels comme un signal fort en faveur de la reconnaissance du rôle des arts dans la construction d’une paix durable.
Dans un contexte où la situation sécuritaire reste préoccupante dans certaines zones de l’Est de la RDC, les organisateurs estiment que le Festival Amani contribue à maintenir un espace d’expression, de dialogue et d’unité nationale à travers la culture.
Rédaction