Dans un communiqué de l’inspection générale des Mines (IGM) publié ce lundi 27 avril, la RDC veut injecter cent (100) millions de dollars Américains pour la mise en place d’une garde minière nationale. Cela rentre dans le cadre des partenariats stratégiques conclus avec les États-Unis d’Amérique et les Émirats Arabes Unis.
Ce nouveau corps spécialisé devrait compter environ 20.000 agents répartis sur l’ensemble du territoire national, notamment dans 22 provinces. Sa mission principale sera d’encadrer les activités minières et de renforcer la traçabilité des minerais, un enjeu central pour les accords conclus avec les partenaires internationaux.
« La volonté du Président de la République que nous mettons en œuvre, est d’assainir l’ensemble du secteur minier de la RDC, en éliminant les pratiques contraires à la bonne gouvernance, à la transparence et à la traçabilité des minerais », a déclaré Rafael Kabengele.
La garde minière sera notamment chargée de la sécurisation des sites d’exploitation à travers le pays ainsi que du convoyage des minerais, depuis les zones d’extraction jusqu’aux unités de traitement et aux postes frontaliers. Cette structuration vise à limiter les pertes, les trafics illicites et les circuits informels qui fragilisent les recettes de l’État.
Cette initiative s’inscrit dans le prolongement des accords signés entre Kinshasa et Washington le 04 décembre dernier sur les minerais critiques et la sécurité, ainsi que d’un partenariat similaire conclu avec Doha concernant l’or. Ces engagements traduisent la volonté de la RDC de renforcer l’attractivité et la transparence de son secteur minier stratégique.
Merveilles Kiro