Depuis le matin du lundi 26 juin 2023, accéder au carburant devient un sérieux casse-tête pour les chauffeurs de la ville Goma, dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Situation qui crée une flambée sensible du prix du litre à la pompe et sur le marché noir dit Kadafi
Sur le marché noir par exemple, un flacon de 1 litre et demi qui se vendait à 4500 francs Congolais a, en une journée atteint un pic de 6000 voire 6500 francs Congolais. Et cette matière vitale à la circulation des véhicules et motocycles est quasi absente chez certains revendeurs. Pendant ce temps, la cotation à la pompe dans le stations service indique un prix de 3540 francs Congolais le litre.
Des étalages vides ce tout ce qu’on peut constater presque partout dans la ville. Ce qui fait l’objet de plusieurs réclamations et chez les vendeurs et chez les consommateurs du carburant.
« Nous ne parvenons pas à comprendre cette carence et augmentation brusque du prix du carburant à Goma. Voilà je cherches même par où me ravitailler, mais je manque. J’ai de l’argent mais je suis obligée de ne pas travailler », se plaint une revendeuse au centre-ville.
Du côté des conducteurs et propriétaires des taxi, c’est une controverse qui s’observe. Le prix du carburant revu à la hausse, le coût du transport statique, ce qui a comme conséquence la réduction des recettes journalières. Réalité mal digérée par les propriétaires qui ne s’attendent qu’à leur rendement habituel.
« Nous serons aussi obligés de revoir à la hausse le prix du transport parce que si cette situation persiste, nous risquons de travailler seulement pour le carburant et les pannes pour rester dans des conflits avec nos boss. Moi par exemple, je consomme plus de 20 litres par jour or avec ces prix actuels je serais comme quelqu’un qui est entrain de badiner », explique un taximan.
Nous avons tenter de contacter le président de l’association de pétroliers du Nord-Kivu pour comprendre les causes exactes de cette hausse sensible, mais sans succès.
Diddy MASTAKI, Goma