Le gouvernement veut revoir à la hausse les prévisions de recettes des Affaires foncières dans le cadre de l’élaboration du budget 2027. Le Vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, a décidé, lundi 31 août 2026, de mettre en place une commission mixte Budget-Affaires foncières chargée d’évaluer le potentiel réel de mobilisation des recettes du secteur et de formuler de nouvelles propositions d’assignations.
La décision a été prise à l’issue d’une séance de travail entre Adolphe Muzito, accompagné du Vice-Ministre du Budget, Élysée Bokumwana, et la ministre des Affaires foncières, O’Neige Nsele. Les échanges ont porté sur la préparation du projet de loi de finances pour 2027, mais aussi sur l’accompagnement budgétaire des réformes engagées dans le secteur foncier.
La commission devra notamment déterminer, à partir du potentiel de recettes identifié, le niveau d’assignations pouvant être retenu pour l’exercice 2027. En 2026, celles-ci avaient été fixées à 148 milliards de francs Congolais, soit environ 61 millions de dollars.
Pour O’Neige Nsele, l’enjeu consiste à mettre en cohérence les moyens accordés au secteur avec ses capacités de mobilisation des recettes.
« Nous avons échangé sur la réforme engagée au sein des Affaires foncières pour examiner dans quelle mesure augmenter les lignes budgétaires allouées à ce secteur, tout en ajustant les assignations à la hauteur des attentes et du potentiel de ce ministère mobilisateur », a-t-elle déclaré à l’issue de la rencontre.
Cette réévaluation intervient alors que plusieurs chantiers de modernisation sont engagés au sein de l’administration foncière. Ils concernent notamment la numérisation du cadastre, l’archivage physique et numérique des documents, l’amélioration de la transparence des encaissements dans les circonscriptions foncières, ainsi que la lutte contre la fraude et les antivaleurs.
Les deux ministères ont également abordé la situation des agents, notamment les primes spécifiques, la mécanisation et la régularisation des agents non payés. Ces questions sont considérées comme des éléments d’accompagnement des réformes en cours.
Les experts du Budget et des Affaires foncières disposent de 48 heures pour finaliser leurs travaux et formuler des propositions d’arbitrage. Celles-ci seront soumises au ministre du Budget lors d’une prochaine réunion prévue jeudi.
Gloire Malumba