Le ministère Congolais de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté a publié le barème des frais de participation aux différentes épreuves nationales pour l’édition 2026 dans toutes les provinces de la République Démocratique du Congo.
Au Nord-Kivu, ces montants suscitent de vives réactions de la part des parents et des élèves, qui dénoncent une charge financière difficile à supporter au regard de la conjoncture socio-économique et sécuritaire actuelle.
Selon ce barème, les frais ont été fixés à 35 000 FC pour le TENASOSP, 80 000 FC pour les épreuves hors session de l’Examen d’État et 55 000 FC pour la session ordinaire. Ainsi, chaque finaliste du Nord-Kivu devra s’acquitter d’un total de 135 000 FC pour la passation de l’ensemble de ces épreuves nationales.
« Le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté informe l’opinion publique, les parents et les élèves finalistes de la publication des montants officiels des frais de participation aux épreuves certificatives, fixés par province administrative pour l’édition 2026. Ces frais concernent le TENASOSP, la hors session et la session ordinaire de l’Examen d’État », indique le ministère dans un communiqué rendu public ce mardi 21 avril 2026.
Dans une province marquée par une crise sécuritaire persistante, de nombreux parents estiment ces frais exorbitants. Ils évoquent notamment les difficultés économiques liées, d’une part, à l’occupation d’une partie du territoire par la rébellion AFC/M23, et d’autre part, à l’activisme des groupes armés, notamment les ADF dans le nord de la province.
Certains appellent ainsi le gouvernement à adapter ces mesures au contexte local, en suspendant ou en réduisant ces frais.
« Nous ne parviendrons pas facilement à supporter cette charge. Nous sommes en guerre. Il n’y a plus de circulation d’argent ni de travail depuis le début des hostilités. Le gouvernement doit avoir pitié de nous : soit supprimer ces frais pour notre province, soit les réduire considérablement. Sinon, nos enfants risquent de manquer ce rendez-vous éducatif », déplore Florentin Mwila, habitant de la ville de Beni.
Par ailleurs, le ministère a tenu à clarifier la situation concernant l’ENAFEP, dont la participation reste entièrement gratuite.
« Le MINEDUNC rappelle que la participation à l’ENAFEP demeure entièrement gratuite. La communauté éducative est invitée à se référer exclusivement aux informations officielles et à faire preuve de vigilance face à toute désinformation », précise le communiqué.
Diddy Mastaki