En pleine vitrine internationale, la République Démocratique du Congo a défendu ses atouts miniers. À l’occasion du « Spotlight on DRC », organisé par la « Prospectors & Developers Association of Canada » (PDAC) à Toronto, le ministre des Mines Louis Watum Kabamba a présenté, mardi 03 mars 2026, les avancées et perspectives du secteur devant un parterre d’investisseurs et de partenaires internationaux, rapporte la cellule de communication du ministère.
Malgré les défis sécuritaires persistants dans l’Est du pays, le ministre a insisté sur la résilience de l’industrie minière Congolaise. La production annuelle de cuivre dépasse désormais les 3 millions de tonnes, a-t-il souligné. Dans le même temps, le prix du cobalt est passé de 20 000 à près de 55 000 dollars la tonne, grâce, selon lui, aux mesures stratégiques mises en œuvre par le gouvernement.
Parmi les projets phares figure le lancement, prévu au deuxième trimestre, de la première production de lithium dans la province du Tanganyika, un minerai stratégique appelé à renforcer la chaîne de valeur nationale. Le ministre a également mis en avant l’expansion de groupes internationaux tels que Glencore, CMOC et Ivanhoe Mines, preuve, selon lui, de l’attractivité croissante du secteur Congolais.
Autres chantiers structurants : le lancement de la première raffinerie d’or au Tanganyika et le déploiement du projet continental Mines de Fer de la Grande Orientale (MIFOR), un corridor stratégique reliant le Nord-Est au Sud-Ouest du pays. La première phase de ce vaste programme est estimée à près de 29 milliards de dollars.
Sur le plan diplomatique et stratégique, Louis Watum Kabamba a réaffirmé le partenariat avec les États-Unis et d’autres partenaires internationaux, dans une logique de projets « gagnant-gagnant », respectueux des lois et de l’intérêt mutuel. Une orientation qui s’inscrit dans la vision du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.
Dans ce même registre, le ministre a rappelé les réformes engagées pour améliorer le climat des affaires : promotion de la bonne gouvernance, renforcement de la transparence, sécurisation des investissements, stabilisation du régime fiscal, digitalisation de l’administration et création de zones économiques spéciales offrant des facilités fiscales et administratives.
Selon les autorités congolaises, ces réformes visent à diversifier l’économie, accroître la valeur ajoutée locale et attirer davantage d’investissements et de technologies. En conclusion, le ministre a assuré que la RDC s’impose désormais comme un acteur incontournable de la scène minière internationale, offrant un environnement présenté comme sûr et porteur pour les investisseurs.
Gloire MALUMBA