Le ministre d’État chargé de la Formation professionnelle, Marc Ekila Likombo, a lancé, dimanche 26 avril 2026, l’épreuve diagnostique des Épreuves certificatives nationales de fin de formation professionnelle (ECNFFP), édition 2026. Organisée en une seule journée sur l’ensemble du territoire, à l’exception des zones en proie à l’insécurité, cette étape a réuni 4 537 apprenants, dont 2 732 femmes.
Selon une dépêche de la cellule de communication du ministère, cette première phase ouvre un processus rigoureux destiné à repérer, mesurer et valider les compétences des futurs professionnels. Dans l’architecture globale des examens, elle joue un rôle de filtre, permettant d’orienter les candidats en fonction de leur niveau réel.
Lors de la cérémonie de lancement, les autorités du secteur ont mis en avant l’enjeu stratégique de cette démarche pour l’économie nationale. L’inspecteur général à la formation professionnelle, Guillaume Banga, a rappelé que ce système vise avant tout l’insertion directe dans l’emploi.
« La formation professionnelle ne fabrique pas des diplômes en série. Elle forme à l’exercice d’un métier. Et le pays réclame des professionnels qualifiés », a-t-il déclaré, soulignant que cette évaluation diagnostique constitue une étape clé vers l’employabilité.
Dans cette logique, il a également insisté sur la nécessité d’aligner le dispositif sur la vision des autorités nationales, qui entendent réduire le recours à la main-d’œuvre étrangère sur les grands chantiers, en misant sur des compétences locales formées et certifiées.
Prenant la parole à son tour, le ministre d’État Marc Ekila Likombo a exhorté les candidats à prendre la mesure de leur engagement.
« Vous avez beaucoup à offrir au pays. Le secteur de la formation professionnelle est stratégique : c’est lui qui va faire décoller ce pays », a-t-il affirmé, appelant à dépasser les préjugés encore associés à cette filière.
Il a défendu une vision de la formation professionnelle comme un domaine d’excellence, appelé à former les bâtisseurs de l’économie nationale.
L’édition 2026 des ECNFFP s’inscrit ainsi dans la volonté des pouvoirs publics de renforcer la qualité du système de formation, tout en y ancrant une culture du mérite, de la rigueur et de la transparence. Ces épreuves apparaissent à la fois comme un baromètre du dispositif national et comme un passeport de compétences pour des milliers de Congolais aspirant à un emploi décent ou à l’auto-emploi.
Gloire Malumba