Le procès du Lieutenant-Général Philémon Yav Irung s’est ouvert ce vendredi devant la Haute Cour militaire (HCM) à Kinshasa, près de trois ans après son arrestation. Ancien commandant de la 3ᵉ zone de défense des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), l’officier supérieur comparaît pour des faits qualifiés de graves par la justice militaire.
Selon l’acte d’accusation, Philémon Yav Irung est poursuivi notamment pour « trahison », « participation à un mouvement insurrectionnel » ainsi que pour avoir incité des militaires à poser des actes contraires au devoir, à l’éthique et à la discipline au sein de l’armée nationale.
L’ouverture de ce procès intervient dans un contexte sécuritaire marqué par des défis persistants dans l’Est du pays, où les autorités Congolaises affirment vouloir renforcer la discipline, la loyauté et la chaîne de commandement au sein des FARDC.
La Haute Cour militaire devra, au terme des audiences, établir les responsabilités pénales de l’accusé, dont le cas est suivi de près par l’opinion publique et les milieux militaires, en raison de son rang et des fonctions stratégiques qu’il a occupées au sein de l’appareil de défense nationale.
Diddy MASTAKI