L’arrestation en Tanzanie, puis l’extradition vers Kinshasa de Denise Dusauchoy, marque, selon le gouvernement Congolais, le début d’une série de poursuites visant des personnes recherchées par la justice Congolaise.
Le Porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, présente cette opération comme une première étape d’une démarche plus large.
« Première d’une longue liste. Où que vous vous trouvez dans le monde, la justice vous atteindra », a écrit Patrick Muyaya, annonçant ainsi la détermination des autorités à poursuivre les personnes visées par la justice Congolaise, y compris au-delà des frontières nationales.
Le ministre insiste également sur la nécessité, selon lui, de protéger les enfants et de lutter contre des comportements considérés comme particulièrement graves.
« Pour l’exemple, nous avons l’obligation de protéger nos enfants et pour cela, l’État fera ce qu’il doit faire », affirme Patrick Muyaya.
Les réseaux sociaux dans le viseur du gouvernement
Cette déclaration intervient également dans le prolongement d’une mise en garde rendue publique le 13 août 2026 contre certains comportements sur les réseaux sociaux.
Patrick Muyaya rappelle que les autorités avaient alors prévenu celles et ceux qui, à travers les plateformes numériques, « excellent dans les insultes, la calomnie et des attaques personnelles ».
Pour le Porte-parole du gouvernement, les réseaux sociaux ne constituent pas un espace soustrait au droit. Les auteurs de faits susceptibles de constituer des infractions peuvent, selon cette ligne défendue par les autorités, faire l’objet de poursuites.
Le gouvernement entend ainsi donner une portée concrète à son avertissement, en affirmant que les frontières ne constitueraient pas un obstacle à l’action de la justice.
La conclusion de Patrick Muyaya se veut sans ambiguïté : « Le droit sera dit !!! », a martelé Patrick Muyaya.
L’extradition de Denise Dusauchoy est ainsi présentée par le gouvernement comme un signal adressé à toutes les personnes faisant l’objet de poursuites ou de recherches judiciaires : leur éloignement du territoire congolais ne garantirait pas leur immunité face à la justice.
Diddy Mastaki