L’Égypte et l’Arabie saoudite ont conjointement adressé un avertissement au maréchal Khalifa Haftar, chef de l’Armée nationale Libyenne, l’exhortant à mettre fin à toute implication dans l’acheminement d’armes et de carburant vers les Forces de soutien rapide (RSF) au Soudan.
Selon le gouvernement Égyptien, les enquêtes et éléments de renseignement collectés mettent en évidence des flux logistiques en provenance de Libye à destination des RSF, ce qui contribue directement à l’intensification du conflit dans plusieurs régions Soudanaises.
Cette déclaration intervient alors que la crise soudanaise se poursuit, avec des combats meurtriers opposant l’armée régulière aux RSF, exacerbant la situation humanitaire et la sécurité régionale. Le Caire et Riyad insistent sur le fait que la stabilité du Soudan et de la région Nord-Africaine dépend de la cessation immédiate de tout appui matériel à ces forces paramilitaires.
Les observateurs régionaux estiment que cet avertissement pourrait refléter une volonté des puissances Arabes de limiter l’influence de Haftar et de jouer un rôle stabilisateur dans un Soudan plongé dans l’incertitude depuis le début des affrontements.
Le maréchal libyen, déjà accusé par plusieurs pays de la région d’alimenter les tensions à Tripoli et ailleurs, n’a pas encore réagi publiquement à cette mise en garde.
Diddy Mastaki