La Commission Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale, dirigée par le député Rubens Mikindo, a achevé une série d’auditions jugées cruciales, portant sur des questions hautement sensibles liées à la défense du territoire et à la sécurité nationale.
En raison du caractère confidentiel des informations traitées, le bureau de la Commission a procédé, jeudi 23 avril 2026, à la remise solennelle de son rapport entre les mains du Président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara.
À cette occasion, le Rapporteur adjoint cet organe délibérant, Joseph Nkoy Wembo, s’est exprimé au nom de la Commission pour présenter les grandes lignes des travaux menés ainsi que la portée des conclusions issues des auditions.
Ces travaux ont impliqué plusieurs membres du gouvernement directement concernés par les enjeux sécuritaires. Ont notamment été auditionnés les Vice-Premiers ministres en charge de la Défense et de l’Intérieur, ainsi que le ministre des Finances, en sa qualité d’ordonnateur des dépenses publiques, particulièrement celles liées aux opérations militaires. L’objectif était de s’assurer que ces opérations bénéficient d’un financement adéquat et régulier.
Dans le souci de garantir de meilleures conditions sociales aux forces de défense et de sécurité, le Vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, a également été entendu. Les échanges ont porté notamment sur la situation de l’affiliation des éléments des FARDC et de la PNC à la Caisse nationale de sécurité sociale des agents publics de l’État, un aspect essentiel du bien-être des militaires et policiers.
Par ailleurs, la Commission s’est également penchée sur la question stratégique de la sécurisation des sites miniers, dans un contexte marqué par des tensions liées à l’exploitation des ressources naturelles.
À cet effet, les ministres des Affaires étrangères et des Mines ont été consultés afin d’évaluer les mécanismes de protection mis en place pour sécuriser ces zones sensibles, au cœur des enjeux économiques et géopolitiques du pays.
S’agissant de la suite du processus, il appartient désormais au bureau de l’Assemblée nationale, conformément à son calendrier, d’inscrire l’examen de ce rapport à l’ordre du jour. Cette étape permettra à la plénière, c’est-à-dire à l’ensemble des députés nationaux, de prendre connaissance des constats établis ainsi que des recommandations formulées par la Commission.
David Aluta