Cinq cent quatre-vingt-quatre (584) enfants sont identifiés dans des groupes armés en territoire de Lubero, province du Nord-Kivu, dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).
Le sous-groupe thématique protection de l'enfance (STPE) a publié vendredi 05 décembre, un rapport de monitoring sur la situation des enfants à Lubero. Ce territoire est secoué par la guerre de l’AFC/M23, au Sud et l'activisme des ADF (Allied Democratic Forces) dans le Nord-Ouest.
Dans ce rapport, le STPE documente 584 enfants enrôlés dans des groupes armés, l'exploitation sexuelle et économique de plus de cent cinquante (150) autres, notamment à Kanyabayonga, Kirumba et Kipese.
« Plus de 46 autres enfants sont en mouvement, de Lubero vers Ituri à la recherche des moyens économiques mais qui sont dans l’exploitation sexuelle. Plus de 5 bébés ont été abandonnés en commune de Lubero et plus 2 autres volés », indique Jean-Pierre Kavaketi, membre du STPE.
Le STPE déplore aussi le manque d'accès à l'éducation de plusieurs enfants, dû à la fermeture d'écoles en sous-division de Njiapanda.
Cependant, cette organisation locale souligne que cent onze (111) enfants se sont réunifiés et nécessitent un soutien de la part des autorités.
Ce rapport du sous-groupe thématique protection de l'enfance est appuyé par des dénonciations de la société civile sur la présence des enfants dans des groupes Wazalendo (groupes d’autodéfense) dans la partie grand nord du Nord-Kivu.
D’après les forces vives, leur nombre a augmenté depuis l’avancée de la rébellion dans la partie nord de la province en 2024 et la considération des Wazalendo comme Volontaires pour la Défense de la Patrie par le gouvernement Congolais.
Martin Leku