L'aventure politique aura été de courte durée pour Michel Kuka Mbolandinga, plus connu sous le nom de Lumumba Vea. Après une adhésion éclair au parti « Autre vision du Congo » (AVC) qui a fait trembler les rangs de la formation politique et enflammé la toile, l’artiste a annoncé ce mardi 21 avril faire machine arrière.
Tout a commencé le vendredi 17 avril, lorsque l'annonce de l'adhésion de Lumumba Vea au parti de Didier Budimbu, actuel Ministre des Sports, a été rendue publique. Loin de renforcer le parti, cette arrivée a provoqué un véritable séisme interne. Didier Budimbu lui-même, autorité morale de l'AVC, a publiquement rejeté cette adhésion, tandis que ce ralliement controversé entraînait dans la foulée la démission immédiate du Secrétaire Général du parti.
Parallèlement, les fans de l'artiste ont massivement exprimé leur mécontentement, craignant de voir leur idole s'égarer dans l'arène politique. Interrogé par France 24 ce mardi 21 avril, l'intéressé a tenu à clarifier sa position.
S'il rappelle que son engagement initial était un choix personnel garanti par la Constitution, il reconnaît que la pression de son public a été le facteur déterminant de son retrait : « C’était mon propre choix de faire la politique car la constitution de notre pays autorise à qui le veut de le faire. Malgré que la population m’autorise à en faire, je préfère plus suivre la voix de mes fans car c’est eux qui m’ont élevé pour être ce que je suis aujourd’hui. Comme ils n’ont pas accepté que je fasse la politique, je préfère suivre leur voie. J’arrête avec la politique pour continuer avec mon travail conformément au désir de mes fans ».
En renonçant officiellement à ses ambitions politiques, Lumumba Vea souhaite se recentrer exclusivement sur sa carrière artistique. Il affirme vouloir répondre au désir de ses supporters : continuer à faire ce pour quoi il est aimé, et le faire mieux. Le rideau tombe donc sur cet épisode qui aura duré moins d'une semaine, rappelant au passage que la transition du monde du divertissement vers celui de la politique reste un exercice périlleux.
Gloiredo Ngise