Depuis quelques jours, le professeur Isidore Ndaywel, fait sensation dans l’opinion avec ses propositions audacieuses qui selon lui vise à réformer en profondeur la République Démocratique du Congo (RDC) à travers une nouvelle constitution. Cet ambitieux projet, qu’il espère, peut stimuler le développement multidimensionnel du pays, prévoit des changements majeurs dans la structure politique, la gouvernance régionale et la stabilité institutionnelle.
L'une des propositions phares d'Isidore Ndaywel est la transition vers un régime fédéral, mais avec une approche unique. Au lieu de découper le pays en une multitude d'entités fédérales, il suggère la création de six régions fédérales basées sur les six provinces qui ont accédé à l'indépendance le 30 juin 1960, auxquelles s'ajoutent les villes de Kinshasa et Kisangani en tant que capitales économique et politique respectivement. Ces entités seront qualifiées de Régions : Équateur, Kasaï, Katanga, Kinshasa, Kivu, région orientale et région occidentale (appellation proposée pour l’espace Bandundu-Kongo central).
Chaque région serait dotée de sa propre Loi Fondamentale spécifique, en plus de la Constitution nationale. Cette proposition vise à renforcer l'autonomie régionale tout en préservant l'unité nationale. Chaque région serait subdivisée en provinces, dirigées par des Commissaires de Province nommés par le Chef de l'État, y compris parmi les non-originaires, favorisant ainsi une représentation diverse et inclusive. La gestion de ces provinces et de leurs composantes dont les territoires, les secteurs, et autres relèverait des Agents de la Territoriale, service qui devrait être valorisé.
Une autre proposition majeure de ce projet consiste en la révision des mandats électoraux. Ndaywel suggère un mandat présidentiel unique de 9 ans, non renouvelable, dans le but d'assurer une plus grande stabilité politique et d'éviter les tensions associées aux élections présidentielles fréquentes. Les mandats législatifs, tant au niveau national que régional, seraient également redéfinis pour permettre une alternance contrôlée du pouvoir.
La professeure Ndaywel affirme que la vie politique devrait miser sur une plus grande stabilité institutionnelle. Pour ce faire, une distinction devrait être établie entre les partis politiques régionaux et les partis politiques nationaux. Seuls ces derniers, dont l’implantation serait attestée dans l’ensemble du territoire national, seraient admis aux compétitions électorales au niveau national.
Le projet de Ndaywel insiste en outre sur la nécessité de consolider l'autorité de l'État par le biais de multiples instances, y compris un pouvoir judiciaire disposant de l’autonomie budgétaire à l’instar du Parlement, la Police nationale requinquée, la Gendarmerie nationale, le Corps des Sapeurs- Pompiers pour la protection civile, les Forces Combattantes constituées des armées de Terre, de l’Air et de la Marine.
Même si certains estiment que projet d'Isidore Ndaywel incarne un effort réfléchi pour imaginer une RDC transformée, en cherchant à combiner l'autonomie régionale avec la stabilité institutionnelle, plusieurs autres rejettent complètement ces propositions. Ce qui suscite des débats dans l’opinion. Nombreux observateurs soulignent notamment l’inopportunité de ce projet et d’autres soulèvent les défis potentiels liés à la mise en œuvre pratique de ces propositions, notamment en ce qui concerne les ressources et la coordination.
CongoRassure