L’acteur politique, membre de la plateforme présidentielle Union Sacrée de la Nation (USN), Jean-Pierre Lisanga Bonganga, a relancé ce lundi 04 mai 2026 le débat sur une éventuelle révision de la Constitution en République Démocratique du Congo (RDC). Une prise de position qui a immédiatement suscité de vives réactions au sein de la classe politique.
« Nous allons changer la Constitution », a-t-il déclaré devant des militants réunis à Kinshasa, à l’occasion d’une manifestation politique. Cette intervention est intervenue en marge de la marche organisée par l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), mobilisée notamment en soutien aux sanctions américaines visant l’ancien président Joseph Kabila.
Dans un contexte politique déjà marqué par de fortes tensions et par la récurrence des discussions sur une éventuelle réforme constitutionnelle, ces propos apparaissent comme un signal politique lourd de sens.
La présence de Lisanga Bonganga aux côtés de cadres et militants de l’UDPS est, pour certains observateurs, le signe d’une convergence de vues entre acteurs proches du pouvoir autour de la réflexion sur l’architecture institutionnelle du pays.
Si cette dynamique semble s’inscrire dans les échanges au sein de l’Union Sacrée de la Nation (USN), aucune précision n’a cependant été donnée sur les dispositions susceptibles d’être concernées par une éventuelle révision. Cette sortie contribue néanmoins à relancer un débat national sensible et structurant.
Les partisans d’une réforme estiment qu’une révision de la loi fondamentale permettrait d’adapter les institutions aux réalités politiques et sociales actuelles. À l’inverse, ses détracteurs redoutent une initiative susceptible d’accentuer les tensions politiques à l’approche des prochaines échéances électorales.
Dans un paysage politique Congolais régulièrement traversé par des crispations, toute évocation d’un changement constitutionnel demeure un sujet particulièrement sensible.
Gloire Malumba