Le député national Gratien de Saint Nicolas Iracan a tiré la sonnette d’alarme sur la vulnérabilité de l’Assemblée nationale, qu’il considère comme le verrou essentiel de la stabilité et du développement de la RDC.
Pour Iracan, l’Assemblée nationale détient quatre leviers majeurs : légiférer, contrôler l’action du gouvernement, sanctionner et conférer des pouvoirs à la CENI. Pourtant, depuis plusieurs décennies, l’institution est affaiblie par des lois de faible qualité, un contrôle inexistant, l’absence de sanctions et des structures institutionnelles fragiles.
«Tous les Présidents ont exercé une pression politique hors Constitution, verrouillant la République à travers le Parlement », dénonce le député.
L’Assemblée nationale, ajoute-t-il, devrait refléter la volonté du peuple et non les intérêts partisans. Dans ce contexte, le Président de la République, garant du bon fonctionnement des institutions, est le seul à pouvoir restaurer l’indépendance et imposer le respect des résolutions parlementaires, assurant ainsi sa stabilité.
Selon Iracan, si le Président Félix Tshisekedi choisit de stabiliser le Parlement, le pays pourrait connaître un véritable décollage : des lois crédibles, la confiance retrouvée et une issue possible à la guerre dans l’Est de la RDC. Le député insiste : la force d’une nation repose sur la vitalité et l’autonomie de ses institutions.
Cette déclaration met en lumière le rôle stratégique du Parlement et le défi majeur de restaurer la confiance dans les institutions pour garantir la paix et le développement en RDC.
Joël Heri Budjo