Le président Félix Tshisekedi a pris les choses en main, face à la montée des tensions dans la partie présidentielle UDPS, entre Augustin Kabuya et Déo Bizibu.
Felix Tshisekedi a reçu le vendredi 19 septembre à Kinshasa, les deux rivaux pour tenter de désamorcer une crise de leadership qui menace la cohésion du parti présidentiel.
Les conclusions de cet échange n’ont pas été rendues publiques, mais cela s’inscrit comme un pas majeur marqué dans le processus d'unification du parti.
Depuis plusieurs mois, les deux leaders de l’UDPS, parti du Président de la République, s’opposent ouvertement pour le contrôle de l’appareil du parti, chacun revendiquant la légitimité du poste de secrétaire général.
Un duel qui a profondément fragilisé l’unité de la formation politique au pouvoir, alimentant divisions et incertitudes à l’approche des grands rendez-vous politiques.
Le dernier épisode en date de cette querelle porte sur la question de la redevance imposée aux mandataires publics issus du parti. Augustin Kabuya, député national, avait affirmé agir sur mandat direct de Félix Tshisekedi pour réclamer une contribution de 10 % aux responsables politiques de l’UDPS. Une décision vivement contestée par son rival Déo Bizibu, qui avait aussitôt répliqué que Kabuya « n’occupe actuellement aucune fonction dans les organes officiels du parti » et ne saurait donc se prévaloir d’un tel pouvoir.
En recevant Augustin Kabuya et Déo Bizibu, Félix Tshisekedi a voulu jouer les médiateurs. Le président, visiblement conscient de l’importance d’une UDPS soudée, cherche à éviter une implosion du parti à l’heure où il doit faire face à une double pression : des tensions parlementaires persistantes et une crise sécuritaire qui continue de ravager l’Est du pays.
Merveilles Kiro