À la suite de son intégration comme membre permanent du G20 et après la présidence historique assurée par Afrique du Sud en 2025, l’Union Africaine engage une nouvelle phase de consolidation de son influence au sein des grandes instances économiques mondiales.
Dans cette dynamique, un « Strategic AU G20 Retreat » se tiendra les 27 et 28 avril 2026 à Malabo, en Guinée équatoriale, à l’initiative des autorités de ce pays hôte. Cette rencontre vise à préparer activement la participation Africaine à la présidence Américaine du G20 prévue en 2026.
Tirer les leçons et anticiper les enjeux
Selon les organisateurs, cette retraite stratégique permettra d’abord d’évaluer les acquis et les limites de la présidence Sud-Africaine, considérée comme une étape majeure dans la représentation du continent au sein du G20.
L’objectif est également d’anticiper les priorités des États-Unis d'Amérique, appelés à diriger le forum en 2026, afin d’identifier les opportunités concrètes pour l’Afrique dans les domaines économiques, financiers et géopolitiques.
Vers une position africaine unifiée
Au cœur des discussions figure la nécessité d’élaborer une position commune africaine alignée sur l’Agenda 2063, feuille de route de développement du continent. Cette approche vise à renforcer la cohérence des interventions africaines dans les négociations internationales.
Les participants devront également travailler sur le renforcement des mécanismes de coordination interne, ainsi que sur la transition du leadership africain au sein du G20, afin d’assurer une continuité stratégique.
Un tournant pour la diplomatie économique africaine
Cette initiative marque une volonté claire de l’Union africaine de passer d’une participation symbolique à une influence structurée et proactive au sein du G20. En se dotant d’une feuille de route précise, le continent cherche à peser davantage sur les grandes orientations économiques mondiales.
La rencontre de Malabo s’annonce ainsi comme une étape clé dans la redéfinition du rôle de l’Afrique dans la gouvernance globale, à l’approche d’une présidence américaine qui pourrait reconfigurer les équilibres au sein du G20.
Diddy Mastaki