Dans une déclaration récente, Ferdinand Kambere, cadre du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), a rendu hommage à deux figures majeures de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), soulignant leur rôle dans la préservation de l’unité territoriale du pays.
Selon M. Kambere, la présence successive de Leïla Zerrougui puis de Bintou Keita à la tête de la MONUSCO a été déterminante pour contrer ce qu’il qualifie de « plan de balkanisation » de la RDC. Il a salué leur capacité à résister aux pressions géopolitiques et à accompagner le peuple congolais dans des périodes de crise où le pays aurait pu basculer.
« La RDC n’est pas le Soudan, qu’on a fragmenté puis abandonné », a-t-il déclaré, insistant sur la continuité historique de l’unité du pays, depuis l’époque de Lumumba jusqu’à Joseph Kabila.
Inquiétudes sur l’Est de la RDC
M. Kambere a exprimé ses inquiétudes face aux accords récents signés entre Kinshasa, le Rwanda, l’Ouganda, le Burundi, la Tanzanie, la Zambie et la rébellion AFC/M23, estimant que ces initiatives pourraient compromettre la souveraineté de l’Est du pays. Il critique également le rôle du parlement issu des élections de 2023, qu’il juge disposé à modifier la Constitution pour permettre au pouvoir en place de se maintenir, au détriment des institutions et du peuple.
« Ces mêmes dirigeants qui accusaient hier le Raïs Joseph Kabila de complicité avec les agresseurs se retrouvent aujourd’hui signataires d’accords directs avec ces mêmes pays et groupes rebelles. Quelle ironie ! Quelle imposture ! »
Appel à la vigilance et au respect de la Constitution
Ferdinand Kambere appelle les Congolais à rester vigilants et à protéger l’intégrité nationale. Il rappelle que l’article 64 de la Constitution prévoit des mécanismes pour défendre la République en cas de défaillance des institutions.
« Honneurs à ces deux grandes dames africaines et à leurs prédécesseurs, qui n’ont jamais cédé face au projet de démembrement de la RDC. Que leur héritage inspire le peuple Congolais », conclut-il.
Diddy MASTAKI