La tension est montée d’un cran en Ouganda après la présidentielle de jeudi 15 janvier 2026. La résidence de l’opposant et candidat à la présidentielle, Robert Kyagulanyi Ssentamu, plus connu sous le nom de Bobi Wine, est actuellement encerclée par des forces militaires et policières lourdement déployées depuis l'aube de ce vendredi 16 janvier.
Selon des informations rapportées par son entourage, les forces de sécurité ont bouclé son domicile, empêchant toute entrée ou sortie, plaçant de facto le leader de la National Unity Platform (NUP) et son épouse en situation de résidence surveillée. Des agents de sécurité auraient également franchi illégalement le mur d’enceinte de la propriété avant d’y installer des tentes, signe d’un déploiement appelé à durer.
Cette opération, menée sans communication officielle préalable, suscite de vives inquiétudes parmi les partisans de l’opposition et les organisations de défense des droits humains. Plusieurs voix dénoncent une mesure arbitraire visant à neutraliser politiquement l’un des principaux challengers du président sortant Yoweri Museveni, dans un contexte électoral déjà marqué par des accusations d’intimidations, d’arrestations ciblées et de restrictions des libertés publiques.
Pour la NUP, cet encerclement constitue une violation grave des droits fondamentaux et une atteinte directe au processus démocratique. Le parti appelle la communauté internationale, les observateurs électoraux et les organisations régionales à se saisir d’urgence de la situation.
À ce stade, les autorités ougandaises n’ont pas encore réagi officiellement à ces accusations. La situation autour de la résidence de Robert Kyagulanyi reste toutefois sous haute surveillance, dans un climat de crispation politique croissante à la veille des résultats électoraux.
Diddy Mastaki