La Commission électorale Ougandaise a officiellement proclamé, ce samedi 17 janvier 2026, la réélection du président sortant Yoweri Kaguta Museveni pour un septième mandat à la tête de l’Ouganda. Âgé de 81 ans et au pouvoir depuis 1986, le candidat du Mouvement de résistance nationale (NRM) est crédité de plus de 70 % des suffrages, à l’issue du scrutin présidentiel organisé le 15 janvier.
Cette victoire intervient dans un contexte fortement contesté, marqué par une coupure nationale d’Internet, de nombreuses accusations de fraudes, ainsi que des violences électorales ayant causé plusieurs morts selon des organisations locales et des témoins.
Principal challenger du régime, le leader de l’opposition Robert Kyagulanyi Ssentamu, alias Bobi Wine, a dénoncé une « mascarade électorale », affirmant que le processus a été militarisé et vidé de toute crédibilité. Durant et après le scrutin, l’opposant a fait face à des restrictions sévères, dont une assignation à résidence temporaire, dénoncée par ses partisans comme une tentative de museler toute contestation.
La reconduction de Yoweri Museveni prolonge ainsi l’une des plus longues longévités au pouvoir en Afrique, dans un climat politique tendu, marqué par la répression de l’opposition, les critiques sur l’état de la démocratie et les appels à une implication accrue de la communauté internationale.
Alors que le pays entre dans une nouvelle phase post-électorale, l’Ouganda demeure confronté à de profondes divisions politiques et à des interrogations persistantes sur la transparence du processus démocratique.
Diddy Mastaki