Le président kényan a accueilli à State House, Nairobi, le vice-secrétaire d’État américain Christopher Landau, en visite officielle de deux jours au Kenya. Cette rencontre a permis d’examiner plusieurs questions bilatérales et régionales, illustrant la dynamique positive des relations entre Nairobi et Washington.
Les échanges ont mis en avant la solidité du partenariat entre les deux pays, fondé sur des intérêts communs et un respect mutuel. Les autorités kényanes ont notamment rappelé la portée stratégique du Cadre de coopération Kenya–États-Unis dans le domaine de la santé, évalué à 208 milliards de shillings kényans. Cet accord, conclu directement entre gouvernements dans le cadre de la stratégie américaine America First Global Health, constitue un levier important pour la mise en œuvre de la couverture santé universelle au Kenya.
Sur le plan commercial, les deux parties se sont félicitées d’échanges jugés équilibrés et bénéfiques pour leurs économies respectives. En 2024, les exportations kényanes vers les États-Unis ont atteint 737 millions de dollars, tandis que les importations américaines en provenance du Kenya se sont élevées à 771 millions de dollars. L’impact positif de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) a également été souligné, Nairobi saluant sa prolongation pour trois ans après son expiration en 2025.
Les discussions ont aussi porté sur les négociations en cours en vue d’un accord commercial global entre le Kenya et les États-Unis. Des progrès notables ont été enregistrés sur des questions clés telles que la réduction des droits de douane, le commerce numérique et l’attractivité des investissements.
La coopération sécuritaire a occupé une place importante dans les échanges. Le Kenya a exprimé sa reconnaissance pour le soutien américain à la mission multinationale de sécurité en Haïti, dirigée par Nairobi, appelée à évoluer vers une force plus robuste de lutte contre les gangs. Les deux délégations ont également abordé la situation en Somalie, marquée par la persistance des menaces terroristes, ainsi que la nécessité de revoir les approches adoptées depuis plus de deux décennies.
Enfin, la crise au Soudan a été évoquée avec préoccupation. Face à une guerre ayant entraîné des pertes humaines massives et une catastrophe humanitaire touchant des millions de civils, le Kenya a réaffirmé sa disponibilité à apporter un appui logistique pour faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire.
Diddy Mastaki