Le parti politique « Ensemble Pour la République », cher à l'opposant Moïse Katumbi dit suivre depuis le lancement, le 15 janvier 2025, de I'initiative conjointe de la CENCO et de l'ECC en faveur d'un pacte social pour la oaix et le bien-vivre ensemble en RDC, le principe d'un dialogue national inclusif s'impose comme une nécessité vitale pour restaurer l'unité nationale, rétablir la paix et mettre fin aux crises profondes qui minent la République Démocratique du Congo.
Cependant, face à cette démarche visant à restaurer la maix dans l'Est de République Démocratique du Congo et dans son intégralité territoriale, le parti « Ensemble pour la République » réaffirme son attachement à un dialogue national sincère, inclusif et apaisé, seul à même de sortir le pays de la crise.
Selon cette branche de l'opposition, ce dialogue ne peut être crédible que sous I'égide d'une médiation morale et neutre telle que préconisée par la CENCO et I'ECC et celà conformément à leur initiative du pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble.
« Toute démarche qui exclurait des acteurs essentiels de la nation serait vouée à l'échec », indique cette déclaration politique.
En outre, Moïse Katumbi et son regroupement rappellent qu'un dialogue national inclusif ne saurait être une concession du pouvoir ni une rencontre de convenance entre alliés politiques.
« On ne dialogue pas pour se conforter entre convaincus, mais pour affronter avec lucidité et courage les causes profondes de la crise politique, sécuritaire, sociale et morale qui gangrènent le pays, et y apporter des réponses durables, partagées et crédibles. En conséquence, « Ensemble pour la République » rejette le simulacre de dialogue proposé par le Président Félix Tshisekedi.
« Comme préalables indispensables à l'ouverture d'un dialogue crédible : la levée de toutes les condamnations à caractère politique; la libération immédiate de tous les prisonniers politiques et d'opinion ; la fin des poursuites judiciaires instrumentalisées à des fins politiques ; la levée des restrictions arbitraires à la délivrance des passeports et à la liberté de circulation des opposants ; la cessation de toute répression visant à intimider ou exclure les voix dissidentes », exige Moïse Katumbi.
Pour le Parti « Ensemble pour la République », ces mesures ne sont ni des concessions ni des faiblesses, elles sont le socle minimal de la confiance sans laquelle aucun dialogue ne peut être sincère.
Par ailleurs, « Ensemble pour la République » de Katumbi dénonce les contradictions flagrantes du Président Tshisekedi, qui fragilisent la parole de l'État et nourrissent la défiance des citoyens.
« D'une part, il refuse tout dialogue politique avec l'opposition Congolaise en dehors de Kinshasa, tout en négociant avec l'AFC/M23 à Doha, hors du territoire national; d'autre part, il se pose en gardien de la constitution alors même que ses partisans n'arrêtent pas de clamer ouvertement leur obsession à en organiser la modification. Or la Constitution est sans équivoque : le Président Félix Tshisekedi exerce présentement son second et dernier mandat, qui s'achève en 2028. Le pays n'a besoin ni de glissement, ni de tripatouillage constitutionnel, ni d'ambiguïtés institutionnelles. Tout dialogue qui servirait de prétexte à la prorogation du mandat en cours ou à la préparation d'un troisième mandat est, par avance, voué à l'échec », dénonce-t-il.
Enfin le parti « Ensemble pour la République » dit renouvelle son soutien indéfectible aux efforts constants du Président João Lourenço, de la République d'Angola, ainsi qu'à l'engagement de l'Union Africaine, sous la conduite de la médiation du Président Faure Gnassingbé, en faveur d'une paix durable et d'une solution politique africaine aux crises qui endeuillent la région des Grands-Lacs.
David Aluta