La relance des activités au Cadastre Minier (CAMI) se concrétise rapidement. Un jour seulement après la réouverture officielle de son guichet, intervenue le 03 février 2026, l’institution a enregistré cinq nouvelles demandes de permis de recherches introduites par la société « Kobold Exploration DRC SA », marquant une étape importante dans la redynamisation du secteur minier congolais.
Ces nouvelles requêtes s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord signé le 18 juillet 2025 entre le gouvernement de la République Démocratique du Congo et Kobold Exploration DRC SA. Cet accord vise à encadrer les activités de prospection et de recherche minière, dans le respect des dispositions du Code minier et de la réglementation en vigueur.
À l’occasion du dépôt officiel de ces demandes, l’Administrateur Directeur Général de Kobold Exploration DRC SA, M. Benjamin Katabuka, accompagné de sa délégation, a tenu une réunion de travail avec le Directeur général adjoint du CAMI, M. Jacques Muyumba Ndubula. Les échanges ont porté sur l’état d’avancement du projet, les aspects techniques liés aux permis de recherches, ainsi que sur les procédures administratives et les délais de traitement des dossiers.
Selon des sources proches du dossier, cette rencontre a permis de réaffirmer la volonté des deux parties de travailler en étroite collaboration, afin d’assurer une mise en œuvre efficace du projet, dans un climat de transparence et de conformité légale. Le CAMI a, pour sa part, réitéré son engagement à garantir un traitement équitable et rigoureux de toutes les demandes introduites par les opérateurs miniers, nationaux comme internationaux.
La rapidité avec laquelle ces demandes ont été enregistrées après la réouverture du guichet est perçue comme un signal fort envoyé aux investisseurs. Elle témoigne de la volonté des autorités congolaises de normaliser le fonctionnement des services techniques du secteur minier et de renforcer la sécurité juridique des investissements, dans un contexte où les ressources naturelles demeurent un pilier stratégique de l’économie nationale.
Cette dynamique confirme également l’attractivité croissante du secteur minier congolais, malgré un environnement régional marqué par des défis sécuritaires. Pour les experts, la consolidation de la confiance entre l’État et les investisseurs passe par la stabilité réglementaire, la transparence administrative et le respect des engagements contractuels, autant d’éléments mis en avant à travers cette reprise des activités au CAMI.
À terme, les projets de recherche minière portés par des entreprises structurées comme « Kobold Exploration DRC SA » pourraient contribuer à élargir la connaissance du potentiel géologique du pays, à préparer de futurs investissements d’exploitation et à générer des retombées économiques significatives, notamment en matière d’emplois, de recettes fiscales et de développement local.
Diddy Mastaki