Le ministre Congolais de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a vivement critiqué Joseph Kabila après la sortie médiatique de l’ancien président Congolais Joseph Kabila, vendredi 10 octobre 2026. Le porte-parole du gouvernement l’accuse de proximité avec le Rwanda et la rébellion AFC/M23, tout en réaffirmant l’engagement des autorités en faveur du dialogue pour restaurer la paix et préserver l’intégrité territoriale de la RDC.
La confrontation verbale entre le pouvoir de Kinshasa et l’ancien président Joseph Kabila se poursuit. À la suite de la dernière sortie médiatique de celui-ci, Patrick Muyaya a publié une réaction particulièrement virulente, mettant en cause son bilan politique et ses liens présumés avec les acteurs impliqués dans la crise sécuritaire dans l’est de la République Démocratique du Congo.
Dans son message, le porte-parole du gouvernement décrit Joseph Kabila comme un « homme du passé », qu’il accuse de rester attaché à des méthodes antidémocratiques.
Il va plus loin en établissant un parallèle entre l’ancien chef de l’État, le Rwanda et la rébellion AFC/M23, dans un contexte de tensions persistantes autour du conflit dans l’est du pays.
« Il n’a rien d’autre à offrir que le chaos », a déclaré Patrick Muyaya, résumant ainsi la position du gouvernement à l’égard de l’ancien président.
Au-delà de cette attaque politique, le ministre a réaffirmé le soutien des autorités au processus de dialogue engagé par le président Félix Tshisekedi.
« Avec le peuple Congolais, les hommes et les femmes épris de paix, nous restons fermement engagés à travers le processus du dialogue amorcé par le Président de la République pour restaurer la paix et l’intégrité territoriale », a-t-il souligné.
Cette déclaration oppose deux lectures de la situation politique : d’un côté, les critiques adressées à Joseph Kabila par le gouvernement ; de l’autre, la volonté affichée par Kinshasa de privilégier un processus de dialogue pour répondre à la crise sécuritaire et préserver l’unité nationale.
Des tensions politiques sur fond de crise sécuritaire
La réaction de Patrick Muyaya illustre la persistance des tensions entre le pouvoir actuel et l’ancien président, alors que la question de la rébellion AFC/M23 et des relations entre Kinshasa et Kigali demeure au centre des préoccupations nationales.
Les accusations formulées par le ministre relèvent de sa prise de position politique. Leur portée doit être distinguée des faits qui pourraient être établis par des éléments indépendants.
La sortie médiatique de Joseph Kabila et la réponse du porte-parole du gouvernement alimentent ainsi un affrontement politique dont l’évolution reste étroitement liée aux enjeux de paix, de sécurité et de souveraineté nationale en RDC.
Diddy Mastaki