À quelques heures de l’annonce officielle de Joseph Kabila à la tête du mouvement présenté sous le nom de Front pour la Refondation de la Nation (FRN), Von Batten appelle les États-Unis d’Amérique à adopter des mesures législatives et militaires contre le président rwandais Paul Kagame et l’ancien Président Congolais, qu’il accuse de participer à une stratégie de déstabilisation de la République Démocratique du Congo.
Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, Von Batten affirme que le président Congolais Félix-Antoine Tshisekedi serait visé en raison de son refus présumé de cautionner la poursuite de l’exploitation des ressources naturelles de la RDC. Il établit également un lien entre les tensions sécuritaires dans l’est du pays et le partenariat minier conclu entre Washington et Kinshasa.
« Paul Kagame, l’ancien président Kabila et le M23 ne font qu’un », affirme-t-il, présentant ces acteurs comme engagés dans une même dynamique.
Ces accusations relèvent de son analyse et n’ont pas été indépendamment établies dans les éléments disponibles.
Un appel à une réponse américaine plus ferme
Von Batten estime que les intérêts stratégiques des États-Unis d’Amérique sont également menacés par l’évolution de la situation en RDC. Il appelle Washington à défendre le partenariat minier avec Kinshasa et à prendre des mesures contre ceux qu’il accuse de contribuer à l’instabilité du pays.
Son appel va jusqu’à réclamer une confrontation directe avec Paul Kagame et Joseph Kabila.
« Les États-Unis doivent déclarer une guerre ouverte à Kagame et à Kabila », soutient-il, plaidant pour une réponse qu’il présente comme nécessaire à la protection des Congolais et des intérêts sécuritaires Américains.
Cette prise de position intervient dans un contexte de fortes tensions autour du rôle du Rwanda dans le conflit dans l’Est de la RDC et de la place attribuée à Joseph Kabila dans la nouvelle configuration politique du mouvement rebelle.
Toutefois, les affirmations de Von Batten concernant une stratégie commune de déstabilisation, les motivations attribuées aux différents acteurs et une menace directe contre le président Tshisekedi doivent être distinguées des faits officiellement établis. Son appel à une guerre ouverte traduit une position personnelle en faveur d’un durcissement radical de la politique Américaine dans la région.
Rédaction