Avec près de 170 millions d’hectares de forêts tropicales, la République Démocratique du Congo (RDC) entend faire reconnaître davantage sa contribution à la lutte contre le changement climatique et à la préservation de la biodiversité mondiale. Réunie à Erevan, en Arménie, du 19 au 30 octobre, à l’occasion de la 17ᵉ Conférence des parties sur la biodiversité (COP17), la délégation Congolaise a plaidé pour une meilleure rémunération des services environnementaux rendus par ses écosystèmes forestiers à la planète.
Ce plaidoyer a été porté à la tribune de la conférence par la ministre déléguée à l’Environnement, Arlette Bahati Tito. La représentante Congolaise y a notamment mis en avant les efforts entrepris par Kinshasa en matière de conservation et de protection de la biodiversité.
« La République Démocratique du Congo s’affirme comme un acteur majeur des solutions face aux défis de la biodiversité et du changement climatique. À cet effet, pour contribuer à l’atteinte des cibles du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, la RDC s’est dotée d’une stratégie et d’un plan d’action national pour la biodiversité », a-t-elle déclaré.
Au-delà de ce plaidoyer, Kinshasa cherche surtout à obtenir des mécanismes de financement à la hauteur de la contribution écologique de ses vastes espaces forestiers, considérés parmi les principaux puits de carbone de la planète. Pour les autorités Congolaises, la préservation de ce patrimoine naturel doit désormais s’accompagner d'une contrepartie financière plus équitable de la part de la communauté internationale.
Dans cette perspective, la délégation congolaise a multiplié les échanges diplomatiques en marge des travaux de la COP17. Des rencontres avec des représentants de la France, de la Belgique et de la Norvège ont notamment permis d’aborder la mobilisation de financements destinés à la protection des forêts tropicales et à la restauration des écosystèmes dégradés.
Enfin, les autorités Congolaises espèrent que ces discussions déboucheront sur des engagements financiers concrets en faveur de la conservation de la biodiversité. Un plaidoyer que la RDC entend poursuivre lors de la COP18, prévue en 2028 à Quito, en Équateur.
Gloire Malumba