Le ministère de la Justice a confirmé, ce lundi 30 mars 2026, une situation sanitaire critique au sein de la prison de Mbanza-Ngungu. Une épidémie de choléra y a déjà coûté la vie à onze (11) détenus, poussant les autorités à prendre des mesures d'urgence exceptionnelles.
Déclarée officiellement le 27 mars, l'épidémie s'est propagée avec une rapidité inquiétante au sein de l'établissement pénitentiaire. Sur une population carcérale d'environ huit cents (800) détenus, les services de santé recensent déjà onze (11) décès confirmés et soixante-quatorze (74) cas de contamination actifs.
Face à cette menace, une action conjointe a été immédiatement lancée entre le Ministre d’État, Ministre de la Justice, et son homologue de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale afin de mettre en place une réponse coordonnée et rapide.
Pour endiguer la progression de la maladie, le gouvernement a ordonné l'installation immédiate d'un centre de traitement du choléra directement à l'intérieur de la prison. Ce dispositif est complété par le déploiement d'équipes médicales dédiées à la prise en charge continue, à la vaccination et au transfert des cas les plus graves vers des structures hospitalières spécialisées.
En parallèle, des opérations de désinfection massive, d'assainissement et de contrôle rigoureux de la qualité de l'eau potable sont en cours pour limiter la propagation du vibrion. Au-delà de l'urgence médicale, le Ministre de la Justice a pris une décision administrative radicale en suspendant temporairement toute nouvelle admission de détenus au sein de l'établissement de Mbanza-Ngungu.
Cette mesure exceptionnelle vise à contenir la situation sanitaire et à éviter une surpopulation aggravante en pleine crise. Le gouvernement, par la voix du Garde des Sceaux, réaffirme ainsi son engagement ferme à protéger la santé des détenus ainsi que celle du personnel pénitentiaire face à cette urgence de santé publique.
Gloiredo Ngise