Plusieurs civils auraient été enlevés dimanche 1er novembre dans différents sites miniers de la chefferie des Babila-Bakwanza, en territoire de Mambasa, à la suite de mouvements attribués aux combattants des Forces démocratiques alliées (ADF).
Selon les informations communiquées lundi 02 novembre 2026 par l’APDEF Mambasa, les incidents auraient commencé samedi dans la zone d’Apetineco, où des hommes présentés comme des combattants ADF auraient sensibilisé des civils au paiement d’un jeton, sans précision sur la nature de cette contribution.
Dimanche, vers 10 heures, ces hommes armés auraient été aperçus au carré minier de Yolo, où six personnes auraient été enlevées. Vers 14 heures, d’autres mouvements auraient été signalés dans un autre site minier situé à environ deux heures de marche de Mbembese. Des enlèvements supplémentaires y auraient également été rapportés, sans bilan précis.
La série d’incidents se serait poursuivie dans la soirée. Vers 17 heures, trois autres civils, dont une femme, auraient été enlevés à Masongo, toujours dans la chefferie des Babila-Bakwanza.
Le bilan global de ces enlèvements reste à établir. Les informations rapportées par l’APDEF nécessitent une confirmation auprès des autorités sécuritaires.
Dans son alerte, l’équipe de monitoring de l’APDEF Mambasa déplore la liberté de mouvement dont bénéficieraient les combattants ADF dans les chefferies des Babila-Bakwanza et de Babila Babombi.
L’organisation appelle les autorités compétentes à lancer des opérations militaires afin de mettre fin aux incursions attribuées à ce groupe armé et de renforcer la protection des civils, particulièrement dans les zones minières exposées aux enlèvements.
Ces nouveaux signalements suscitent des inquiétudes pour la sécurité des exploitants miniers et des habitants de Mambasa, où les violences armées menacent les activités économiques et la libre circulation des populations.
Joël Heri Budjo