13 ans après la disparition d’Alain Moloto, figure emblématique de la musique chrétienne congolaise, son influence demeure intacte auprès de plusieurs générations de fidèles et d’artistes gospel en République démocratique du Congo et au-delà des frontières nationales.
Décédé le 2 août 2013 à l’âge de 52 ans, le fondateur du groupe GAEL (Groupe d’Adoration, d’Évangélisation et de Louange), créé en 1998, a profondément transformé le paysage de la musique chrétienne en Afrique centrale. Par une approche mêlant poésie, méditation biblique et recherche musicale, il a imposé un style singulier, éloigné des simples codes du divertissement religieux.
À travers des compositions devenues des références, notamment « Yahwe Toba », « El-Shaddai », « Shammah » ou encore « Liloba na Yo », Alain Moloto a marqué durablement les assemblées chrétiennes. Ses textes, écrits principalement en lingala et en français, sont encore repris dans de nombreuses églises, témoignant de la portée spirituelle de son œuvre.
Au-delà de la musique, l’artiste s’était également engagé sur des questions liées à la paix, à l’unité et à la dignité du peuple congolais. Avec le concept « Eden », il avait porté un message de restauration morale et de prise de conscience collective, faisant de son ministère un espace d’expression spirituelle mais aussi sociale.
Après sa disparition, le groupe GAEL a traversé plusieurs périodes difficiles, marquées notamment par la perte de certaines figures importantes de la formation. Malgré ces épreuves, le mouvement a poursuivi sa mission en conservant l’identité artistique et spirituelle laissée par son fondateur.
Treize ans après sa mort, Alain Moloto reste considéré comme l’un des pionniers de l’adoration contemporaine en Afrique francophone. Son héritage continue d’inspirer de nombreux chantres et responsables religieux, tandis que ses œuvres accompagnent encore les moments de prière et de recueillement de millions de croyants.
Pour ses admirateurs, la longévité de son œuvre illustre la force d’une musique construite sur la foi, la profondeur des textes et une vision dépassant les générations.
Gloiredo Ngise