Le parti politique Nouvelle Génération pour l’Émergence du Congo (NOGEC), formation d’opposition républicaine, a exprimé une vive inquiétude à la suite de la décision de la Cour constitutionnelle relative aux requêtes en inconstitutionnalité introduites par son Commandant en chef, l’honorable Constant Mutamba.
Dans une déclaration politique rendue publique à Kinshasa, la NOGEC rappelle que ces requêtes faisaient suite à la procédure de levée des immunités parlementaires de l’élu, intervenue selon le parti en violation manifeste de la Constitution. En cause, le mode de vote utilisé par l’Assemblée nationale : un vote à main levée, alors que l’article 121 de la Constitution impose expressément le recours au bulletin secret pour tout vote portant sur une personne.
Pour la NOGEC, cette irrégularité majeure aurait dû être sanctionnée par la Cour constitutionnelle, institution investie de la mission de garantir le respect de la Loi fondamentale et de protéger les droits fondamentaux des citoyens. Le parti se dit préoccupé par ce qu’il considère comme un manquement grave de la haute juridiction à son rôle de gardienne de l’ordre constitutionnel.
La formation politique estime que cette posture de la Cour constitutionnelle ne sert ni le Chef de l’État, ni les institutions de la République, encore moins la Nation Congolaise. Selon elle, une telle décision contribue plutôt à accentuer les tensions politiques, à fragiliser la cohésion sociale et à approfondir les divisions, dans un contexte national déjà marqué par une guerre persistante et d’importants défis sécuritaires.
La NOGEC dénonce par ailleurs ce qu’elle qualifie de recours abusif aux institutions de la République à des fins de règlements de comptes politiques. Elle parle d’une « cabale politique » visant à écarter son leader des enjeux politiques actuels et futurs en République démocratique du Congo.
En conclusion, le parti appelle la population congolaise à demeurer vigilante, mobilisée et engagée pacifiquement, afin de soutenir la lutte qu’il qualifie de résistance pour l’avènement d’un Congo plus juste, fondé sur le respect de la Constitution et de l’État de droit.
Diddy MASTAKI