À l’approche de l’élection des juges à la Cour internationale de Justice (CIJ) prévue en novembre 2026, la Secrétaire Générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), Louise Mushikiwabo, a accordé une audience à François Alabrune, candidat au poste de juge, officiellement soutenu par l’OIF.
Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique diplomatique visant à consolider l’influence de la Francophonie au sein des grandes institutions judiciaires internationales, en particulier au cœur du système des Nations-Unies.
Le français au cœur des échanges
Au cours des discussions, un accent particulier a été mis sur le renforcement de l’usage du français à la CIJ, juridiction centrale chargée de trancher les différends entre États. Bien que le français soit l’une des langues officielles de la Cour, son utilisation effective demeure un enjeu stratégique pour la Francophonie, soucieuse de préserver l’équilibre linguistique au sein des instances multilatérales.
Promouvoir la diversité des traditions juridiques
Les échanges ont également porté sur la promotion de la diversité des cultures juridiques au sein de la CIJ. L’OIF estime que la représentativité des différentes traditions de droit civiliste, coutumière et mixte constitue un facteur essentiel pour garantir la légitimité et l’universalité des décisions rendues par la Cour.
Le soutien apporté à François Alabrune s’inscrit ainsi dans une vision plus large visant à renforcer le pluralisme juridique et à refléter la richesse des systèmes de droit des États membres de la Francophonie.
Un enjeu diplomatique majeur
L’élection de novembre 2026 revêt une importance particulière pour l’OIF, qui entend jouer un rôle actif dans la défense du multilatéralisme, du dialogue entre les cultures juridiques et de l’égalité linguistique au sein des Nations-Unies.
À travers cette démarche, la Francophonie réaffirme sa volonté de demeurer un acteur influent dans la gouvernance juridique internationale, au-delà de la seule dimension linguistique.
Diddy Mastaki