Le 15 janvier 2025, les anciens Premiers Ministres de la République Démocratique du Congo (RDC) se sont réunis à Kinshasa pour une déclaration commune sur les enjeux majeurs de la nation, notamment la situation sécuritaire, les défis socio-économiques et la révision constitutionnelle. Cet échange, qui marque un moment fort de concertation, a permis à ces figures politiques de partager leurs préoccupations et propositions pour l’avenir du pays.
Dans leur déclaration, ils ont unanimement exprimé leur inquiétude face aux violences persistantes dans la région de l’Est du pays, un fléau qui dure depuis plus de trois décennies. Ces attaques incessantes, soutenues par des groupes armés étrangers et locaux, continuent de déstabiliser cette partie du pays, en dépit des efforts déployés par le gouvernement. Les anciens Premiers Ministres ont fermement condamné ces agressions et appelé à une intensification des actions diplomatiques et militaires pour en finir avec cette situation.
« La situation sécuritaire dans l'Est demeure une préoccupation majeure. Nous réitérons notre soutien aux efforts du Chef de l’État pour mettre fin à cette guerre qui fragilise encore plus notre pays », ont-ils déclaré, ajoutant qu’il était crucial que les Congolais, en particulier ceux de l'Est, soutiennent les Forces armées de la RDC (FARDC) dans leurs efforts pour rétablir la paix.
Sur le plan socio-économique, ils ont exprimé des préoccupations concernant la dégradation des conditions de vie des Congolais, en particulier des fonctionnaires de l’État. Tout en reconnaissant certains progrès réalisés grâce à la coopération avec les institutions financières internationales, les anciens Premiers Ministres ont insisté sur la nécessité d’accélérer les réformes économiques pour améliorer le quotidien des citoyens.
« Si des avancées sont notées, nous constatons que les conditions de vie des Congolais, notamment des fonctionnaires, continuent de se détériorer. Il est impératif que les réformes économiques se poursuivent et s'intensifient pour permettre une meilleure redistribution des ressources et un relèvement du niveau de vie des Congolais », ont-ils indiqué.
La révision de la Constitution a également été un sujet central lors de cette rencontre. Les anciens Premiers Ministres ont salué l’initiative du Chef de l’État de mettre en place une commission pour évaluer et proposer des modifications à la loi fondamentale du pays. Un sujet d’importance, car la Constitution joue un rôle crucial dans le bon fonctionnement des institutions et dans la stabilité politique du pays.
« Nous soutenons la révision de la constitution, un processus qui doit être ouvert, inclusif et rigoureux. Nous participerons activement à ce débat pour garantir que les réformes nécessaires soient menées dans le respect des intérêts du peuple congolais et de la stabilité de la République », ont-ils affirmé.
En conclusion, ces anciens Premiers Ministres, parmi lesquels figurent Léon Kengo wa Dondo, Samy Badibanga Nita, Évariste Mabi Mulumba, Adolphe Muzito et Norbert Likulia Bolongo, ont appelé à la retenue et à une réflexion collective autour des grands enjeux politiques, économiques et sécuritaires auxquels la RDC fait face. Leur déclaration réaffirme leur volonté de jouer un rôle constructif dans le processus de réformes et dans la quête de solutions durables pour le pays.
Cette prise de position collective montre que, malgré leurs parcours politiques respectifs, ces anciens dirigeants restent déterminés à contribuer à l’émergence de solutions cohérentes et durables pour la RDC.
Diddy MASTAKI