La République démocratique du Congo a une nouvelle fois porté sa voix sur la scène internationale pour dénoncer l’agression Rwandaise. Lors d’une conférence de presse en marge de la réunion d’urgence demandée par la RDC au Conseil des Nations-Unies pour les Droits de l’Homme, le ministre Congolais de la communication et des médias, Patrick Muyaya Katembwe, a fermement condamné l’occupation de Goma par l’armée Rwandaise.
Le ministre a mis en lumière l’ampleur de cette crise, affirmant que l’occupation a causé la mort de plus de 3 000 personnes et privé des milliers d’habitants de leurs droits fondamentaux, notamment l’accès à la sécurité, à l’éducation et aux soins de santé.
Cette déclaration intervient alors que la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC continue de se détériorer. Depuis plusieurs mois, des groupes armés soutenus par le Rwanda, notamment le M23, ont intensifié leurs offensives, semant le chaos et forçant des milliers de civils à fuir leurs foyers.
Kinshasa appelle la communauté internationale à prendre des mesures concrètes contre Kigali et à cesser tout soutien direct ou indirect à l’armée Rwandaise. Jusqu’ici, malgré les condamnations officielles, la réponse des Nations-Unies et des grandes puissances reste insuffisante aux yeux des autorités Congolaises.
La réunion d’urgence convoquée à Genève pourrait-elle marquer un tournant dans la mobilisation internationale contre cette agression ? La RDC attend des actions fortes, bien au-delà des simples déclarations diplomatiques.
Diddy KAMBALE MASTAKI