Lors de la 37e session extraordinaire du Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unies à Genève, la situation sécuritaire en République démocratique du Congo (RDC) a été au cœur des discussions. Alors que les combats s’intensifient dans l’Est du pays, le Royaume-Uni a fermement exigé du M23 et du Rwanda la réouverture immédiate de l’aéroport de Goma, un point stratégique crucial pour les opérations humanitaires et économiques de la région.
Dans son intervention, le représentant Britannique a souligné l’urgence de cette mesure pour permettre l’acheminement de l’aide aux populations affectées et assurer la libre circulation des personnes et des biens. Cette déclaration intervient alors que la ville de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, est sous la menace des rebelles du M23, soutenus par Kigali selon Kinshasa et plusieurs rapports Onusiens.
La position de la Chine
De son côté, la Chine a adopté un ton plus mesuré. Pékin a réaffirmé son engagement en faveur de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de tous les États, y compris la RDC. La délégation Chinoise a insisté sur la nécessité d’un règlement diplomatique du conflit, appelant toutes les parties à privilégier le dialogue pour résoudre leurs différends.
Reprenant son approche traditionnelle en matière de politique étrangère, la Chine a également mis en avant la nécessité de « solutions Africaines aux problèmes Africains », soulignant l’importance d’un processus mené par les États Africains eux-mêmes pour parvenir à une paix durable.
La crise sécuritaire dans l’Est de la RDC, exacerbée par la résurgence du M23, a entraîné le déplacement de centaines de milliers de personnes et une situation humanitaire critique. Les Nations-Unies et plusieurs organisations humanitaires alertent sur l’urgence d’une réponse concertée face à la détérioration rapide de la situation.
Alors que les tensions restent vives, les appels à la désescalade et au dialogue se multiplient sur la scène internationale. Toutefois, sur le terrain, les violences persistent, et l’avenir de la stabilité régionale demeure incertain.
Diddy KAMBALE MASTAKI