Le Royaume-Uni a annoncé une série de mesures strictes visant à répondre aux préoccupations croissantes concernant les actions du gouvernement rwandais sur le territoire congolais.
L'une des premières actions notables est la décision du Royaume-Uni de mettre fin à la participation de ses personnalités de haut niveau aux événements organisés par le gouvernement rwandais.
Par ailleurs, le Royaume-Uni a également annoncé une réduction de ses activités de promotion commerciale avec le Rwanda. En accentuant la pression économique, le Royaume-Uni a également annoncé la suspension de l'aide financière bilatérale directe à destination du gouvernement rwandais. Cependant, il est important de noter que l'assistance humanitaire destinée aux populations les plus vulnérables sera maintenue, soulignant l'engagement britannique à soutenir les besoins humanitaires essentiels.
Nouvelle collaboration sur les sanctions
Il est à noter que Londres s'engage également à collaborer avec ses partenaires internationaux pour explorer de nouvelles désignations de sanctions, cherchant ainsi à exercer une pression supplémentaire sur le Rwanda pour qu'il cesse tout soutien à la rébellion du M23.
Dans le cadre de cette stratégie, le Royaume-Uni a annoncé la suspension de toute aide future liée à la formation en matière de défense au Rwanda, une mesure qui vise à restreindre la coopération militaire bilatérale.
Enfin, un réexamen approfondi des licences d'exportation de matériel militaire vers la force de défense rwandaise sera effectué, assurant que tout transfert futur d'équipement militaire soit conforme aux critères rigoureux du Royaume-Uni.
Kigali dit “regretter” les décisions du Royaume-Uni
Les autorités rwandaises ont à leur tour exprimer leurs regrets face aux mesures de Londres. Pour Kigali, les mesures punitives annoncées aujourd'hui par le gouvernement britannique en réponse au conflit dans l'est de la RDC où le Royaume-Uni a maintenant clairement choisi un camp sont regrettables.
“Il est déraisonnable de s'attendre à ce que le Rwanda compromette sa sécurité nationale et la sécurité des Rwandais”, notent les autorités rwandaises, expliquant que ces mesures n’aident en rien la République démocratique du Congo, et ne contribuent pas non plus à parvenir à une solution politique durable au conflit qui sévit dans l’Est de la RDC.
La Rédaction